Prise de contact: Alfa Romeo Giulietta Quadrifoglio Verde – Recrudescence du virus

N'en déplaise aux sceptiques, il se passe vraiment quelque chose chez Alfa. Comme un réveil qui a sonné, comme une perfusion d'anesthésiant retirée. Et voici le premier signe de la sortie de léthargie.

Il y a quelques semaines, le groupe FiatChrysler annonçait, entre-autres, un grand plan de relance d'Alfa Romeo, accueilli par les spécialistes ont avec un certain scepticisme. D'aucuns continuent de penser que la fin d'Alfa est gravée dans le marbre. Admettons: ce n'est pas la première fois qu'on promet de grandes choses pour Alfa Romeo, promesses jamais tenues. Jamais, jusqu'à maintenant…

Grinta

Car cette fois, une Giulietta (et une MiTo dont nous reparlerons prochainement) un peu spéciale nous arrive. Elle a sous le capot le 1.750 TB (Turbo Benzina) apparu avec la Giulietta en version 200 ch, qui déjà faisait revivre ce petit goût Alfa disparu depuis trop longtemps. Ici, il est dans la configuration adoptée par la sculpturale 4C: 240 ch et 340 Nm, accouplé en série à la boîte double embrayage 6 rapports TCT qui poursuit sa progression au point de s'approcher des meilleures du genre. De quoi tuer le 0-100 en 6 secondes et pointer à 240 km/h. Enfin pour cette version la plus sportive à ce jour de la Giulietta, Alfa a ressorti des tiroirs un nom prestigieux, porté par les meilleures berlines et les meilleurs coupés milanais: Quadrifoglio Verde.

Il ne faut passer que quelques minutes à l'attaque des petites routes sinueuses du Piémont pour sentir qu'on est au volant d'une vraie Alfa. Une Alfa qui compense une relative paresse de son train avant en communiquant remarquablement les petites inconstances de celui-ci au conducteur, qui du coup doit s'impliquer plutôt que de tourner, mettre les gaz et attendre que ça se passe. On retrouve le caractère, la "grinta" (la hargne) qui avait déserté la gamme depuis la fin des 156, 147 et GT. Cette Alfa donne tant de joie qu'on lui pardonne à peu près tous ses défauts. Tous sauf un: pourquoi ce différentiel électronique Q2 sur le train avant, alors qu'il y avait un formidable Q2 mécanique sur la 147? Réponse des ingénieurs: pour des questions de poids. La Giulietta QV pèse seulement 1.320 kg et franchement, elle aurait pu en tolérer 20 de plus. Dommage.

Diva

Le moteur de cette Alfa est un vrai Cuore Sportivo, rageur en approche de zone rouge et coupleux sous les 2.000 tours. Et le plus important, c'est qu'on retrouve enfin… une sonorité Alfa. Attention, pas un trompe-couillon envoyé par les haut-parleurs, ni même le son d'échappement joliment travaillé. Les ingénieurs ont passé des semaines à accorder l'admission pour qu'elle sorte ces notes qui ont participé à la magie de la marque. Et dans cette petite obsession, je vois une marque qui reprend possession d'elle-même et qui est susceptible de nous surprendre dans les années à venir.

Le prix de la contamination

C'est vrai: pour retrouver l'âme Alfa, il faut s'offrir la plus chère des Giulietta. Cela dit, le tarif de 33.800€ est plus qu'honnête pour 240 ch. Pour moins cher, il y a plus puissant: Opel Astra OPC ou la référence Renault Mégane RS. Il y a aussi la Golf GTI Performance pour le même prix, moins puissante mais redoutable sur la route grâce à un différentiel… mécanique. Elles en donnent toutes plus que la Quadrifoglio pour à peu près le même prix. Plus, sauf le charisme et le virus Alfa qu'on sent se réveiller dans nos veines.

Peut-être que les "analystes" auront raison et qu'en 2018, il n'y aura pas les cinq nouvelles Alfa promises. Ou peut-être que oui, mais qu'elles seront terriblement décevantes. Il y cependant une certitude. La gamme compte aujourd'hui de quoi réjouir les vrais Alfistes.

Prêt pour la prochaine étape

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