Prise de contact: Range Rover Sport – Si le Prince Harry était une automobile…

Imaginons que le Prince William soit déjà sur le Trône du Royaume Uni. On peut alors établir que le Range Rover est le Roi du monde du 4x4 et que nous vous présentons ici son petit frère. Tout aussi noble et charismatique, mais plus libre d'afficher son caractère déluré.

Le Range Rover, le "vrai", doit en effet être à la hauteur de ce qu'on attend de lui: des capacités Off-Road de très, très haut niveau, un luxe sans faille, un confort souverain et une élégance de comportement absolue. Le Range Rover Harry, pardon, le Range Rover Sport par contre peut se permettre de descendre un peu le curseur sur toutes ces qualités pour en gagner une autre, assez politiquement incorrecte aujourd'hui il faut le dire, celle d'un SUV au comportement sportif.

Evoquer l'Evoque

Huit ans après sa première apparition, le Range Rover Sport change radicalement de look et depuis l'Evoque, la marque a clairement une direction stylistique très réussie. Beau, pas beau, question de goût. Mais comme Harry de Windsor, le RRS a du charisme et une gueule. Il est aussi mieux proportionné que son devancier, plus carré dans le sens "musclé".

A bord bien sûr, c'est la grande classe. Peut-être un tout petit peu moins tiré à quatre épingles que dans le Roi, mais le luxe est là. La liste d'équipements haut de gamme disponibles est longue à souhait: sièges de seconde rangée climatisés, clim 4 zones, Hi-fi 1.700W à 23 haut-parleurs, troisième rangée de siège à déploiement/rangement électrique, écran central Dual View (le conducteur voit la carte GPS pendant que le passager regarde un DVD)… Et n'oublions pas bien sûr les innombrables équipements de sécurité qui vont des caméras 360° au cruise control actif intégrant une fonction embouteillage, etc.

Gros régime

Jamais un SUV du segment n'a si massivement utilisé l'alu: châssis monocoque, carrosserie, le berceau moteur, éléments de suspensions… Bilan: - 420 kg et un peu plus de deux tonnes à présent. Ca profite évidemment grandement aux consos et aux émissions. Les chiffres officiels de la version de base TDV6 par exemple (6 cylindres 3.0 turbo diesel, 258 ch), sont d'un peu moins de 7l/100km pour 194 g C02/km. Deux bonnes nouvelles: la conso dans la vraie vie peut aisément se contenir entre 8 et 9 litres, et ce moteur de base est si plein de pêche (600 Nm), qu'on ne voit pas l'intérêt d'en choisir un autre. Sauf peut-être pour la sonorité féroce du V8 essence. Mais là, préparez la monnaie…

Sur la route et en dehors

Sur la route en effet, ce TDV6 est bluffant de disponibilité et d'énergie. Et la boîte auto 8 rapports qui l'accompagne est une merveille d'intelligence. Grâce à cela et à sa perte de poids, le Range Rover Sport est en effet capable de manger du virage comme jamais auparavant. Pourtant malgré toutes les qualités du véhicule, je ne perçois toujours pas l'intérêt d'une conduite sportive dans un SUV. Mais c'est juste moi, éternel indécrottable. Ce que j'aime avec ce Prince, c'est quitter l'asphalte, utiliser la panoplie complète des équipements électroniques d'aide à la conduite off-road du Terrain Response 2, et me faire peur dans les ascensions boueuses, dans les descentes rocailleuses où on a la sensation que la voiture est à la verticale. Mais une image en dit plus que les mots, nous vous conseillons donc de rechercher sur Youtube ce dont est capable le Range Rover Sport. Sachez juste, si jamais vous aviez un doute, que ceci n'est pas un 4x4 de frime. Comme chez Jeep, on met chez Land Rover un point d'honneur à construire des engins que rien, ou presque, n'arrête. Respect!

Le Range Rover Sport démarre à 73.200€.

Prêt pour la prochaine étape

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