La Toyota Supra en course au Nürburgring

L'info est un peu passée sous les radars, mais les dernières 24 Heures du Nürburgring ont été la première grande course d'endurance de la nouvelle Toyota Supra. Et au volant, il y avait un pilote très spécial.

C'est le Japonais Morizo qui a pris le départ avec la Supra. Ce nom ne vous dit probablement rien, car c'est en fait le pseudonyme choisi par… Akio Toyoda. Oui, le Big Boss de Toyota lui-même. L'homme est habité d'une passion dévorante pour le pilotage et la course, et c'est grâce à lui si, ces dernières années, nous avons droit à des Toyota sensiblement plus attrayantes que par le passé. Dernier exemple en date : la Supra, développée conjointement avec BMW, et sœur coupé de la Z4.

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Moteur BMW

La Supra avait cependant déjà été vue au Ring, puisque Toyota l'avait inscrite l'an dernier – encore en tenue de camouflage – dans une course VLN. Cette année, la voiture a aussi effectué quelques sorties sous les couleurs de Gazoo Racing, mais les 24 Heures étaient réellement le coup d'envoi de sa carrière. Elle est configurée pour répondre aux règlements GT4, ce qui signifie qu'elle conserve beaucoup d'éléments de série, notamment son moteur 6-en-ligne 3.0 litres turbo, d'origine BMW. En 2020, le constructeur inscrira aussi la Supra sans le championnat Super GT japonais, qui laisse bien plus de libertés.

Pour la Toyota Supra, la course n'aura pas été particulièrement spectaculaire. Après un contact avec un concurrent plus rapide, la voiture a dû rentrer au stand pour réparer quelques dégâts, avant de reprendre la piste et de terminer à la 3ème place de sa catégorie, 41ème au général.

13 Nurburgring24H 2019 ADAC 561

Jour spécial

De son côté, Akio Toyoda a souligné que le 23 juin était un jour spécial : "C'est à cette date que Hiromu Naruse, le plus fameux pilote d'essai Toyota, a perdu la vie dans un accident non loin du Nürburgring. Il m'avait tout appris en matière de pilotage." Toyoda avait suivi sa formation sur circuit en 2001, un an après l'arrêt de la production de la précédente Supra. "Nos pilotes ne pouvaient donc développer leur talent en course qu'avec des Supra de seconde main, sur des épreuves où nos concurrents testaient leur tout derniers produits. C'est là que je me suis juré de faire un jour revivre la Supra."

Dernière info pour les fans les plus pointus : la Toyota Supra s'était qualifiée avec un temps au tour de 9'38''030.

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Prêt pour la prochaine étape

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