Test: Opel Corsa Validation Drive – Première Opel d'une nouvelle ère

Aujourd'hui, ce n'est pas juste une voiture que nous essayons, mais aussi une nouvelle page de l'histoire d'Opel. Et il aura suffi de quelques kilomètres pour constater que les premières lignes de cette page annoncent un récit intéressant.

Pour Opel, la future Corsa est en effet importante à plus d'un titre. Il y a évidemment le fait que le modèle est un pilier de la gamme, et une valeur sure de son segment, mais c'est aussi la première Opel de l'ère PSA, après 80 ans passés dans le giron GM. Nombreux sont d'ailleurs ceux qui se demandent comment la marque allemande va être positionnée par rapport à Peugeot et Citroën. Début de réponse avec cet essai.

Bref portrait

C'est une Corsa finalisée à 80% que nous avons essayée. Des prototypes du deuxième stade de pré-production, sur quatre. Pas question donc de nous intéresser à la qualité de finition ou autre détails du genre, mais uniquement aux aspects techniques, et au ressenti qu'ils procurent.

La nouvelle Corsa repose sur la toute plateforme CMP de PSA, inaugurée par le DS3 Crossback et prochainement utilisée par la Peugeot 208. Comme ses cousines françaises, l'Opel disposera donc des 3 cylindres essence 1.2 de 75 ou 130 ch, du 4 cylindres 1.5 diesel de 100 ch, mais aussi d'une transmission 100% électrique, attendue pour début 2020. La nouvelle Corsa sera à peu près aussi longue et large qu'aujourd'hui, mais son empattement gagne 3 cm, le porte-à-faux avant est réduit de 5 cm, et le toit, ainsi que l'assise du siège, sont abaissés de 3 cm. Bref, que ce soit en apparence ou en position de conduite, la petite Allemande vise un peu plus de dynamisme. Nous verrons cela…

Cahier des charges

Avant de nous lâcher sur la route, les ingénieurs nous ont décrit les objectifs qu'ils ont cherché à atteindre. Ca se résume en un mot : allemande. La Corsa devra évidemment être fun à conduire (c'est dans les gènes de la plateforme), mais aussi donner une impression de sérieux, de stabilité. Fun, donc, mais pas fofolle. Tout, du comportement au toucher des commandes, en passant par l'ergonomie, doit affirmer la germanitude de la Corsa. Vérifions.

Franco-allemande

Indiscutablement, ce premier essai de la future Corsa a suscité un enthousiasme général, pour deux raisons principales. La première est que grâce entre-autres à la plateforme, Opel s'engage à son tour sur la voie de l'allègement. La Corsa perd quelques 108 kg par rapport à la génération actuelle, et ça se sent ! Ensuite il y a le comportement. Instructions venant de France ? Base de travail ouvrant des perspectives aux ingénieurs Opel ? Mystère, mais on n'a jamais eu un train avant aussi réussi sur une Corsa, voire sur une Opel. Et au final, la Corsa a un sérieux goût de… Peugeot. Une remarque qui dessine une moue sur le visage des ingénieurs, car elle montre qu'il reste encore un peu de travail de germanisation. Une direction et une commande de boîte plus consistantes, peut-être ? Et un amortissement un rien plus ferme ?

Déjà Opel

La Corsa a cependant déjà des caractéristiques typiquement Opel. Par exemple ses sièges, et aussi ce que nous avons pu voir de l'habitacle en levant les tissus de camouflage. A part les écrans de l'ordinateur de bord et de multimédia, rien n'est un copier

Bref, la Corsa semble être particulièrement bien née. Et si, d'ici le lancement en novembre, Opel réussit à la rendre un peu plus allemande, PSA aura réussi son pari d'offrir des personnalités bien distinctes à trois marques généralistes jouant dans la même catégorie. Wait and see…

Prêt pour la prochaine étape

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