Test: Opel Insignia Country Tourer 4x2 – La clé des champs

L’Opel Insignia a profité de son restylage pour ajouter une variante baroudeuse à sa gamme. Réservée à la carrosserie break, celle qui prend l’appellation Country Tourer existe désormais aussi en deux roues motrices, histoire de soigner sa consommation et séduire le plus grand nombre.

A l’image d’une Audi A4 Allroad ou d’une Skoda Octavia Scout, cette déclinaison Country Tourer se distingue d’un simple break par ses protections en plastique élargies au niveau des boucliers et des passages de roues, ses protections de carter et de bas de caisse façon aluminium et ses masques de phares assombris. Les jantes de 18 pouces viennent, en revanche, contraster avec l’allure d’avaleuse de pistes que veut se donner l’auto, tout comme la garde au sol rehaussée de 20 petits millimètres seulement.

Grand nettoyage

Une fois installé à bord, on regrette que rien ne vienne différencier cette Country Tourer d’une autre Insignia. On apprécie tout de même le grand nettoyage de boutons effectué lors du restylage de l’auto l’an dernier. Seuls subsistent désormais sur la console centrale les réglages de la climatisation et le minimum syndical du multimédia. Le reste se commande au volant (qui s’en trouve toujours un peu chargé), par l’écran de 8’’ ou encore via le pavé tactile à retour haptique, permettant ainsi – avec un peu d’habitude - de ne pas quitter la route des yeux. Dommage en revanche que l’ergonomie des menus, validations et commandes ne soit pas plus simple. Car dans l’état actuel, le non-initié s’y perd un peu.

L’Insignia soigne toujours ses passagers, que ce soit par son espace généreux aux quatre places ou par ses sièges avant enveloppants au maintien parfait. De quoi peaufiner à merveille le toucher de route moelleux du mode Tour de la suspension FlexRide. Derrière les occupants, le coffre peut encore accueillir quelque 540 litres de bagagerie. C’est bien le mois que l’on peut demander au regard des 4,92 mètres de long !

Moteur unique

IUne seule motorisation diesel est proposée dans cette version 4x2 : le 2.0 CDTI de 163 chevaux et 350Nm de couple, portés brièvement à 380Nm grâce à l’overboost. Une cavalerie conséquente qui n’est pas en surnombre pour emmener les 1.800 kilos à vide ! Surtout qu’elle se trouve couplée à une boîte automatique à six rapports qui, si elle fait preuve de beaucoup de douceur dans l’égrenage de ses rapports, affiche un manque de réactivité certain en comparaison à ce qui se fait à la concurrence. Deux facteurs qui ne manquent pas de faire grimper la consommation réelle à plus de 6l/100km, quand les chiffres officiels l’annoncent à 4,5l/100km.

Toutefois, sur la route, l’Insignia Country Tourer parvient à faire oublier ces désagréments par un comportement sain et sécurisant par la précision de sa direction et l’efficacité de son châssis. Les appuis sont maîtrisés et le roulis bien contenu, plus encore en activant le mode Sport qui agit sur les organes mécaniques (direction, réponse à l’accélérateur, amortissement,…), mais qui laisse alors le moteur, déjà pas franchement discret en temps normal, se faire encore un peu plus entendre.

Le choix d’une Insignia Country Tourer se fera donc pour son look, à condition d’être prêt à débourser les 2.750€ (36.500€) de plus qu’une Sports Tourer en finition Cosmo équipée du même 2.0 CDTI 163ch avec boîte automatique.

Prêt pour la prochaine étape

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