Test: Toyota Land Cruiser – The Beast

Alors que Jeep et Land Rover fêtent respectivement leurs 76ème et 70ème anniversaire cette année, la Toyota Land Cruiser souffle en 2018 ses 67 bougies.

On peut donc dire qu'il fait partie de la Sainte Trinité du 4x4. Et c'est le fait de parler de lui dans notre récent essai du SsangYong Rexton qui nous a donné envie de redécouvrir le Land Cruiser, mis à jour fin 2017.

Brut

La première chose qu'on peut dire est malgré les retouches esthétiques, le Land Cruiser ne fait toujours pas dans la dentelle. Imposant, massif, carré, c'est un engin qui semble dire "Je suis un gros 4x4, et je vous emm…!". Et franchement, nous ne sommes pas insensibles à cette franchise politiquement incorrecte.

A bord, la présentation se contente d'être pragmatique, chaque chose est à sa place, sans réelle recherche esthétique. Evidemment, le Land Cruiser est spacieux, et même ses places 6 et 7 optionnelles ne sont pas ridicules. Il faut par contre savoir que cette option mange une partie du volume du coffre, qui déçoit un peu au regard du gabarit du véhicule.

Minimum

Lors de sa mise à jour, le Land Cruiser a reçu l'ensemble Toyota Safety Sense qui surveille l'essentiel (piétons, angle mort, changement involontaire de voie, signaux routiers, trafic transversal arrière, pression des pneus, risque de collision…) mais le seul terrain sur lequel le Land Cruiser ne s'aventure pas encore est celui de la conduite autonome.

Le Land Cruiser est évidemment équipé de l'outillage de rigueur en matière de tout-terrain: boîte courte et blocage de différentiel central et arrière. Toyota ajoute la fonction "crawl" (sorte de cruise control à très basses vitesses pour le franchissement) réglable sur 5 vitesses, et un excellent système de caméras 360° qui va jusqu'à donner une image de ce qu'il y a sous le véhicule. Par contre, pas de "sélecteur de terrain" (sable, herbe, rochers…) comme chez Jeep ou Land Rover. Pourtat, bien que n'ayant pas emmené le Toyota hors-piste cette fois, nous sommes confiants en sa réputation et sommes sûrs qu'il passe partout avec au-moins autant d'aisance qu'un Discovery ou qu'un Grand Cherokee.

Lourd et confortable

Comme l'avait déjà fait le Rexton, le Toyota montre que même avec une construction à l'ancienne (carrosserie posée sur un châssis-échelle séparé), on peut créer un véhicule moderne et confortable. Oui, c'est clair, on se sent un peu plus "flotter" en virage ou sur mauvaise route que dans une voiture, voire dans la plupart des SUV sans prétentions tout-terrain, mais le comportement du Land Cruiser n'a rien du paquebot dans la tempête.

Seul reproche à faire à la conduite: la relative placidité mécanique, et sa sonorité quand on la sollicite au-delà de ses habitudes. D'accord, les 177 ch du 4 cylindres 2.8 turbodiesel (420 Nm avec boîte manuelle 6, 450 avec boîte auto 6) ont quand-même près de 3 tonnes à emmener (et peuvent en tracter 3 de plus), et la boîte auto essayée n'est pas la plus réactive. Mais bien que nous n'espérions évidemment pas des performances ébouriffantes de la part d'un Land Cruiser, il lui maque l'onctuosité et l'élégance d'un 6 cylindres. La bonne nouvelle, c'est qu'avec un peu plus de 8,5 l/100 km de moyenne, on n'était pas si loin du chiffre officiel et franchement, pour un engin de ce genre, c'est un score très honnête.

Un dernier mot sur le prix: un peu plus de 40.000€ pour un Land Cruiser 5 portes, c'est à priori attrayant. Mais attention, la politique d'options est ici quasi germanique, et la facture d'une finition supérieure dépasse les 70.000€. Un homme averti…

Toyota Land Cruiser LWB Auto
Moteur: 4 cyl. turbo diesel, 2.755cc
177 ch à 3.400 t/min
450 Nm de 1.400 à 2.600 t/min
0-100 km/h: 12,7 secondes
Pointe: 175 km/h
Conso: 7,4 l/100 km
Moyenne de l'essai: 8,7 l/100 km
CO2: 194 g/km
Prix: 41.750€

Prêt pour la prochaine étape

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