Test: Toyota Prius Plug-In Hybrid – Verte mais chère

Comme la précédente, la nouvelle Prius se décline désormais en hybride rechargeable. Une nouvelle génération qui prend plus que jamais le parti de la technologie, qu’elle fait malheureusement payer au prix fort.

50 kilomètres : voilà la distance qu’est désormais capable de parcourir la Toyota Prius Plug-In sans consommer une goutte de sans-plomb. Une autonomie doublée par rapport à sa devancière grâce à une batterie de 8,8 kWh, qui permet aussi de faire chuter la consommation en cycle combiné à 1l/100km ! Mais au-delà de ces chiffres, c’est la technologique qu’embarque la japonaise qui étonne.

Pompe à chaleur

Alors que les panneaux solaires sur le toit ne servaient auparavant qu’au fonctionnement de la climatisation, ils sont désormais pleinement capables d’alimenter la batterie pour apporter jusqu’à 5 kilomètres d’autonomie par jour. Une énergie qui pourra être réellement exploitée pour rouler puisque pour limiter l’impact des équipements électriques sur l’autonomie, la climatisation, de loin le plus énergivore d’entre eux, est alimentée par une pompe à chaleur, fonctionnelle dès que la température est supérieure à -10°C. Une première mondiale !

Trois moteurs

En plus du moteur électrique de 53 kw (72ch) qui se charge des phases de roulage électrique, et du bloc essence 1.8 VVT-i issu de la Prius conventionnelle, un troisième module électrique de 31 ch entre en action en mode hybride. Celui-ci permet de coupler les deux autres moteurs et porte la puissance combinée à 122 ch. Une cavalerie loin d’être en surnombre pour emmener les 1.605 kilos de l’auto. Reconnaissons toutefois à cette Prius (qu’elle soit Plug-In ou non) un comportement routier plus agréable que par le passé, avec une direction mieux calibrée et un châssis nettement plus alerte, restant toutefois – très logiquement – dépourvu de toute ambition dynamique.

Ce constat fait, c’est en mode 100% électrique que l’auto se fait la plus agréable, par son silence à bord et sa douceur de fonctionnement. Les performances sont quelconques, mais le couple qui pousse immédiatement à chaque sollicitation permet de conserver une réelle vivacité en ville. Ce mode électrique peut être verrouillé, de même qu’il est au contraire possible de charger la batterie en roulant. De quoi optimiser l’usage de l’autonomie électrique comme nous l’avons fait lors de notre essai pour descendre à une honorable moyenne de 3,5l/100km après 150 km parcourus.

Quelques concessions

La Prius Plug-In est pourtant loin d’être exempte de défauts. Si ses proues et poupes redessinées lui confèrent un design plus conventionnel, son style ne plaira pas à tout le monde. C’est également le cas de sa boîte à variation continue qui, si elle a bien progressé en agrément à vitesse constante, nous fait toujours autant saigner les oreilles par les montées en régimes du 4-cylindres qu’elle provoque lors des relances. Ensuite, dans sa quête d’autonomie, la Prius renonce à 142 litres de chargement, pour s’en contenter désormais de 360, dépourvus de tout cloisonnement ou crochet d’arrimage. Et le coup fatal est porté par le prix catalogue : 41.980€ pour la Solar ; 42.970€ pour la Business. Même richement équipées, cela reste environ 8.000€ de plus qu’une Prius classique… Ouch !

Toyota Prius Plug-In
Moteur : hybride, essence, 1.798cc
122 ch à 5.200 t/min
142 Nm de à 3.600 t/min
0 à 100 km/h en 11,1 s
Pointe : 162 km/h
Conso : 1 l/100km
Moyenne de l’essai : 3,5 l/100km
CO2 : 22 g/km
Prix : 41.980€

Prêt pour la prochaine étape

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