Test: Volvo V60 – Le break suédois à l’accent belge

Volvo renouvelle son break familial de milieu de gamme. Cette V60, produite entre-autres en Belgique, grandit fortement, tant dehors que dedans.

Après 8 ans de carrière, la Volvo V60 cède enfin le flambeau. La nouvelle venue a un air de famille avec sa grande sœur, la V90. Elle repose d’ailleurs sur la même plateforme modulaire (baptisée SPA), qui sert de base à toutes les grandes Volvo. Et, d’une génération à l’autre, le break V60 a fortement grandi : il s’est allongé de 12 centimètres et étire désormais sa tôle sur 4,76 mètres de long. Ce break, produit en Suède mais aussi temporairement à Gand, dépasse donc d’une longueur ses concurrents directs, que sont les Audi A4 Avant (4,72 m), BMW Série 3 Touring (4,62 m) et Mercedes Classe C Break (4,70 m).

Agréable à vivre

Il fait bon vivre dans la V60. L’habitacle, moderne et épuré, est plus original et jovial que celui des concurrentes allemandes. La qualité de finition est de bon niveau et, comme dans toutes les dernières Volvo, on retrouve le grand écran central tactile vertical de 9 pouces, qui commande le système multimédia et de navigation. Derrière le volant, à la place des classiques cadrans, on trouve aussi de série un écran multifonction de 8 pouces (ou 12,3 pouces avec l’option GPS), sur lequel la carte de la navigation peut s’afficher en grand. A l’arrière, l’habitabilité progresse fortement et fait partie des meilleures du segment. Les passagers latéraux peuvent donc prendre leurs aises, mais celui du milieu se sent par contre toujours à l’étroit et doit caser ses jambes autour de l’imposant tunnel central.

Côté soute

Le coffre grandit aussi : banquette en place, il offre une contenance de 529 litres sous le cache-bagages. C’est mieux que la concurrence directe (505 l pour l’Audi A4 Avant, 495 l pour la BMW Série 3 Break et 490 l pour la Mercedes Classe C Break), mais on reste loin des breaks familiaux issus des marques généralistes, comme par exemple les Skoda Octavia Combi (610 l) et Volkswagen Passat Variant (650 l). Les dossiers arrière se rabattent en deux parties (fractionnées 60/40) et non en trois comme chez les breaks allemands premium. Mais une fois les sièges rabattus, la V60 offre un plancher de chargement plat.

Bientôt deux hybrides

Pour animer l’engin, on trouvera dans un premier temps deux blocs 2.0 diesel (D3 de 150 ch et D4 de 190 ch, pouvant être associés à une transmission intégrale en option) et deux moteurs 2.0 turbo à essence (T5 de 250 ch et T6 4x4 de 310 ch). A terme, Volvo devrait aussi proposer une version à essence moins puissante : la T4 de 190 ch. La V60 sera également proposée l’an prochain avec deux propulseurs hybrides essence-électricité : les T6 Twin Engine 4x4 (340 ch) et T8 Twin Engine 4x4 (390 ch). Ces hybrides offriront une autonomie officielle de 45 kilomètres en mode électrique et intègrent leur batterie dans le tunnel central, pour ne pas rogner sur le volume du coffre. A noter aussi qu’une version baroudeuse rehaussée (CrossCountry) sera proposée fin 2019.

Au volant

Pour cet essai, nous avons testé la variante diesel D4, associée à la boîte automatique à 8 vitesses et à l’amortissement piloté optionnels (contrairement aux SUV XC60 et XC90, la V60 n’a pas droit à une suspension pneumatique). En pratique, ce break Volvo présente un bon compromis confort/tenue de route. Il aborde les virages avec agilité malgré son gabarit, même si le volant, fort léger, manque de retour d’information. Le diesel D4 est performant, mais ce n’est pas le plus discret du segment. Plus embêtant, sa boîte automatique est assez mal calibrée : elle est certes douce en conduite calme, mais rétrograde trop lentement en conduite dynamique. Parmi les nombreuses aides à la conduite, on trouve notamment le Pilot Assist, un système de pilotage semi-automatique qui prend momentanément les commandes du volant, pour suivre les marquages routiers tout en gardant une distance de sécurité avec le véhicule qui précède.

Une alternative intéressante

La V60 perpétue avec brio la tradition du grand break Volvo. Une familiale cossue, dans laquelle il fait bon vivre. Sans être le plus tranchant ni le plus moelleux du segment, ce break V60 présente aussi un très bon compromis confort/tenue de route. Enfin, le rapport prix/équipement reste plus intéressant que celui des breaks allemand premium concurrents. La Volvo V60 est donc plus que jamais une alternative à méditer sur le marché des breaks familiaux de standing.

|--------| |Moteur : 4 cyl. turbo diesel, 1.969 cc| |190 ch à 4.250 t/min| |400 Nm de 1.750 à 2.500 t/min | |0-100 km/h : 7,9 secondes| |Pointe : 220 km/h| |Conso : 3,9 l/100 km | |Moyenne de l'essai : 5,2 l/100 km| |CO2 : 117 g/km| |Prix : 38.900 €|

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