Essai : Zeekr 7X, le chinois qui veut faire rougir l’Allemagne (2026)

En bref
Dans l'organigramme du groupe Geely, Zeekr occupe l'étage au-dessus de Volvo et Polestar — seul Lotus se perche encore plus haut. Une ambition qui se traduit concrètement dans le 7X : un SUV électrique du segment D qui joue la carte de la finition premium, de la technologie embarquée et d'une charge rapide à 480 kW.
Points forts
- Finition et qualité perçue
- Habitabilité
- Charge rapide jusqu'à 480 kW
Points faibles
- Sans réelle personnalité
- Poids
- Consommation
Au sein du groupe chinois Geely, on trouve plusieurs marques. Notamment, des européennes, telles que Volvo, Polestar ou même Lotus. Et puis, il y a Zeekr. Une marque au nom étrange qui désire se placer aux côtés des premium allemands. Son cheval de bataille pour cette attaque : le SUV 7X.
Extérieur
Zeekr a beau avoir installé ses équipes de design à Göteborg, aux côtés de celles de Volvo et Polestar, mais le coup de crayon qui caractérise l’extérieur du 7X ne crie pas au génie stylistique. Ce SUV de 4,79 m joue résolument la carte de la discrétion : de grandes surfaces lisses, une signature lumineuse étirée en bandeau, des lignes épurées optimisées pour le coefficient aérodynamique. Il ne fait rien de mal, mais il ne fait rien non plus pour sortir du lot.
C'est le genre de voiture que l'ingénieur en soufflerie aime plus que le passant qui le croise dans la rue. Dans un marché où les SUV électriques se ressemblent de plus en plus, le 7X ne fait rien pour se démarquer visuellement. À ce niveau de prix, c’est peut-être une occasion manquée.
Intérieur
Toute la personnalité dont le 7X manque dehors, il la réserve pour l'habitacle. Et là, le ton change dès l’ouverture de porte : une simple pression d’un bouton sur le montant B et la portière s’actionne automatiquement. Zeekr mise à fond sur la technologie et le raffinement.
En bonne voiture chinoise, la planche de bord du 7X est dominée par un écran flottant de 16 pouces qui reprend toutes les fonctions. Malgré 5 commandes physiques, la critique habituelle de l’ergonomie brouillonne persiste. Cependant, difficile de bouder la qualité des matériaux : (simili)cuir moelleux, assemblage rigoureux, finitions n'ont rien à envier à ce que proposent Stuttgart, Munich ou Ingolstadt.
L'espace à bord est à la hauteur de ce soin. Malgré ses 4,79 m de longueur, le 7X paraît plus grand dedans que dehors. L'empattement généreux assure un confort réel aux grands gabarits, même sur la banquette arrière. Le coffre affiche 539 litres, auxquels s'ajoutent un frunk de 66 litres et de nombreux espaces de rangement.
Moteur
La gamme du 7X s'articule autour de deux configurations. La version à propulsion arrière développe 421 ch à partir d'un seul moteur électrique, disponible avec une batterie de 75 kWh pour 480 km d'autonomie ou une batterie de 100 kWh pour 615 km. La version Privilege à transmission intégrale combine deux moteurs pour 639 ch et un 0 à 100 km/h en 3,8 secondes — réservée à la grande batterie de 100 kWh.
L'argument massue du 7X reste sa vitesse de charge rapide : jusqu'à 480 kW pour la grande batterie, de quoi limiter drastiquement les arrêts. Il faudra toutefois trouver des bornes capables de délivrer cette puissance — elles restent encore rares sur le réseau européen.
Sur la route
Le 7X n'est pas conçu pour provoquer des frissons sur routes sinueuses — et il ne prétend pas l'être. Sa suspension pneumatique filtre les aspérités avec une efficacité remarquable, la direction est légère et suffisamment directe, et l'isolation phonique confine à l'excellence. Sur autoroute, c'est une routière de premier ordre, assistée par un système de conduite semi-autonome capable de changer de voie automatiquement.
Malgré ses 639 ch, la version Privilege procure des accélérations sereines plutôt que violentes ; la faute à son poids de 2,5 tonnes, qui tempère les ardeurs. Cette masse ne se fait véritablement sentir qu'au freinage, la suspension pneumatique maintenant efficacement l'assiette en courbe. Ce confort enveloppant a cependant un revers : il érode le contact avec la route et retire une part de l'implication que l'on pourrait attendre d'une telle puissance. Sur notre semaine d'essai, la consommation moyenne s'est établie à un peu plus de 21,0 kWh/100 km — un chiffre honnête pour la catégorie, mais que la charge ultra-rapide permet de relativiser facilement.
Prix
Le Zeekr 7X débute à partir de 53 490 € (France : 52 990 €) pour sa version dotée d’un seul moteur électrique avec la plus faible autonomie. La version Long Range, offrant l’autonomie la plus généreuse de la gamme (615 km WLTP), commence à partir de 56 490 € (France : 55 990 €). Enfin, la variante Privilege AWD, essayée ici, demandera un minimum de 64 990 € (62 990 €) ce qui la place bien en dessous des références premium allemandes. À noter : les seules options sont le cuir Nappa et les portes électriques. Tout le reste est de série !
Verdict
Le Zeekr 7X tient la promesse de son positionnement. Finition impeccable, habitacle généreux, technologie de charge sans équivalent dans le segment et confort de haut vol : il a les arguments pour inquiéter les marques allemandes établies…
Fiche technique : Zeekr 7X Privilege AWD (2026)
- Moteur : 2 moteurs électriques
- Puissance : 646 ch
- Couple : 710 Nm
- Transmission : intégrale
- 0-100 km/h : 3,8 s
- Vitesse maximale : - km/h
- Coffre : 539 litres
- Batterie : 100 kWh
- Consommation : 21,0 kWh/100 km (mesurée)
- Autonomie : 543 km (WLTP)
- Prix : 64 990 € (France : 62 990 €)
