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Jaguar cabriolet

Jaguar cabriolet

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Comme dans toute la production britannique de l'immédiat après-guerre, le cabriolet est une institution chez Jaguar. Si les raisons en sont multiples, la nécessité de produire des voitures de sport légères en est une sans conteste. Sans le poids du toit, les performances et l'agrément routier sont considérablement améliorés. Si Jaguar est née en 1922, la marque gardera comme nom la raison sociale de l'entreprise jusqu'en 1945 : Swallow Sidecar Company. Au sortir de la guerre, les initiales SS du logo sont remplacées par un Jaguar. Dès 1948 est sortie une Jaguar cabriolet importante dans l'histoire de la marque : la XK120. Celle-ci était équipée d'un six cylindres en ligne de 3442 cc qui développait 160 chevaux. Aujourd'hui, c'est un modèle très recherché par les collectionneurs en véhicule d'occasion.

Au temps où la Jaguar cabriolet brillait de mille feux

En 1954, l'arrivée de la XK150 est l'occasion pour Jaguar de s'intéresser au marché des États-Unis. Elle assurera la transition jusqu'à ce que la XK150 ne prenne la relève en 1957. Si le six cylindres en ligne de la première XK est conservé, il est poussé à 190 chevaux et même 220 chevaux, grâce à un réalésage à 3781 cc. La véritable révolution se fait au niveau de la ligne. Celle-ci est constituée largement de courbes, qui seront reprises sur la Type E. Véritable mythe roulant, cette dernière connaît autant de succès sur le marché du véhicule d'occasion que lors de sa présentation en 1961. Cette Jaguar cabriolet, également disponible en coupé, était en effet très moderne pour l'époque et proposée à un prix bien inférieur à celui de ses concurrentes allemandes ou italiennes. Son châssis était en partie hérité de la célèbre Type D des 24 Heures du Mans, alors que le 6 cylindres de 3,8 litres, issu de la XK150, a été secondé par un 4,2 litres à partir de 1964. En 1971, la série 3 a marqué l'apparition du V12 de 5,3 litres. Les Type E équipées de ce bloc étaient reconnaissables à la large grille de refroidissement de l'interminable capot.

Modernisation et difficultés

Les années 70 marquent le début des difficultés pour Jaguar. Alors que la XJS en est encore au stade des études, le choc pétrolier est au plus fort. À son apparition en 1975, cette Jaguar cabriolet est décriée pour son énorme V12 de 5,3 litres. Le modèle fera néanmoins une longue carrière et survivra au rachat de Jaguar par Ford. En 1996, il laissera finalement sa place à la XK8. Ce modèle était équipé d'un V8, qui est passé de 3996 à 4196 cc en 2002. Dans cette configuration, il développait 416 ch dans sa version la plus poussée. La consommation de cette Jaguar cabriolet était de l'ordre de 11 à 12 litres aux 100 km. En 2006, la XK a repris le flambeau avec le même V8 qui a été totalement remanié en 2009 et a vu sa cylindrée passer à 5000 cc. Sa version compressée atteignait ainsi 550 ch.