Prise de contact: Ford Focus ST 2015 – Dream Team

Il n'y a plus une Ford Focus ST. Il y en a deux. Non, nous ne parlons pas de la berline et du break. Ca, c'était déjà le cas. Donc finalement, il y a quatre Focus ST. De quoi en mettre plus sur les routes.

Depuis 2012 en effet, Ford décline la Focus ST en berline 5 portes et en break. Alors quelle est la nouveauté? Un indice: mauvaise nouvelle pour la Golf GTD

185 ch

Vous l'avez compris, la Focus ST est désormais aussi disponible en diesel. Et que les soi-disant puristes retiennent leurs cris de loups: nous allons vous expliquer pourquoi non seulement elle a le mérite d'exister, mais en plus pourquoi elle est parfaitement crédible. D'abord parce qu'avec 185 ch et surtout 400 Nm tirés du 2.0 turbodiesel (0-100 en 8,1 sec, 217 km/h, 4,5 l/100 km, 110 gCO2/km), les prestations de la ST "mazout" n'ont vraiment pas grand-chose à envier à celles de la ST essence.

Car qu'on ait sous le capot un bloc ou l'autre, le châssis est lui rigoureusement le même, et mon Dieu, quel châssis! Un chef d'œuvre encore amélioré par rapport à la version précédente, et qui ne semble pas le moins perturbé par les 30 kg de plus que le bloc diesel amène sur le train avant. C'est clair, le plaisir est plus intense avec le 2.0 essence. Et bien que modulée de façon sportive, la voix du diesel n'est pas aussi envoûtante. Et la plage d'utilisation des ressources du moteur est moins vaste. Vous direz que ça fait beaucoup de "et", mais le fait est que cette version diesel permettra à bien plus de conducteurs de goûter au plaisir de conduire une Focus ST, la version essence étant fiscalement assassinée chez nous. Toujours contre?

Sexy, pas porno

Mais évidemment, c'est avec le moteur essence 2.0 turbo de 250 ch et 360 Nm (0-100 en 6,5 secondes, 248 km/h, 6,8l, 159g) que la Focus ST est la plus jouissive. Soit notre mémoire nous joue des tours, soit ce moulin est encore plus généreux qu'avant. C'est pas tous les jours qu'on tombe sur un moteur, ni diesel, ni V8, capable de vigoureusement relancer en 4ème à peine au-dessus de 1.000 tours, ou de pousser encore en 6ème au-delà de 5.000. Et entre les deux bien sûr, c'est festival!

Contrairement à ce qu'il s'est passé lors de la mise à jour de la Focus, les ingénieurs n'ont pas ici cherché "le mieux à tout prix", quitte à sacrifier la saveur. Non, tout ce qui était déjà très bien est resté intouché, et les améliorations apportées au paramétrage de l'assistance de direction, à la précision du freinage, à la gestion du couple par le train avant apportent vraiment quelque chose. Plus d'efficacité? Nous ne pourrions le jurer. Plus de feedback, de communication avec le conducteur donc de plaisir au volant? Sans la moindre discussion!

D'un point de vue émotionnel, cette voiture est une merveille absolue à conduire, quel que soit le rythme choisi. L'amortissement par exemple est certes sportif, mais pas raide au point de vous empêcher de la conduire au quotidien, en famille. La Focus ST joue la carte du plaisir intense, pas de l'extrême. C'est le sexe désinhibé, sans le porno. D'un point de vue technique, on ne peut être qu'admiratif face à une traction dont le train avant dépourvu de différentiel autobloquant mécanique est si peu sujet aux effets de couple, doté d'un tel grip. Pour espérer faire aussi bien avec une Golf GTI, il faut la version Performance (230 ch "seulement") équipée d'un tel différentiel.

Un défaut, la Focus ST? Pfff. Attendez… Oui, le levier de vitesse, un peu trop à droite et en arrière, une position moyennement ergonomique en conduite très sportive. Vous voyez comme on doit pinailler pour lui trouver quelque chose?

La Ford Focus ST démarre à 29.200€, 29.950€ pour la ST diesel.

Prêt pour la prochaine étape

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