Test: Audi A1 – Moins pour un mieux ?

En Belgique, l’Audi A1 jouit d’un capital sympathie supplémentaire car, depuis son lancement en 2010, elle est fabriquée dans l’usine Audi à Forest. Cela fait donc du modèle d’entrée de gamme de la marque aux quatre anneaux un vrai produit national. Cinq ans après son arrivée sur le marché, l’A1 a droit à un facelift et à un update technique incluant notamment l’adoption d’un nouveau moteur trois cylindres. Un pas en arrière ou un pas en avant ? La question mérite d’être posée.
Un million de combinaisons
Parlons d’abord de ce qui se voit de l’extérieur. Enfin, il faut un œil averti pour déceler les différences ! Vous voulez un peu d’aide ? Les blocs optiques sont un rien plus effilés et la grande calandre Singleframe s’élargit légèrement, adoptant le style introduit par la S1. A bord, on se retrouve tout autant en terrain connu même s’il faut souligner l’arrivée de nouveaux matériaux et de nouvelles combinaisons de couleurs. L’équipement évolue avec l’adoption de la dernière génération de l’interface multimedia (MMI) qui permet notamment d’avoir recours à une flopée de services en ligne.
Audi vise à l’évidence la même clientèle que celle de la Mini ou de la Citroën DS3. La stratégie est identique : avec toutes les combinaisons de couleurs, d’équipement et d’habillage intérieur, il y a plus d’un millions de possibilités de personnalisation. De quoi largement satisfaire les aspirations narcissiques des acheteurs.
Trois cylindres frugal
A côté des aspects cosmétiques, la plus importante nouveauté de cette A1 renouvelée qui fera ses débuts belges en janvier au Salon avant de gagner les showrooms se trouve sous le capot. A l’instar de ses concurrentes, la petite Audi renforce sa gamme avec des motorisations trois cylindres. Il s’agit de deux moteurs turbo, un essence 1.0 TFSI de 95 chevaux (99 g/km CO2, 4,3 l/100 km) et un diesel 1.4 TDI de 90 chevaux (89 g/km CO2, 3,4 l/100 km).
Comme le label ‘Ultra’ l’indique, le focus est mis sur la sobriété mais cela ne signifie pas ipso facto un abandon de toute notion de performance et d’agrément. Durant notre essai sur les routes escarpées de l’arrière-pays niçois, nous avons pu constater que ces petits trois cylindres relèvent le défi avec brio, sans trop donner de la voix et sans trembler comme des moulins à café. Le 1.0 TFSI est le moteur idéal pour celui qui se déplace en ville et alentours et qui cherche un bon compromis entre prestations, consommation et confort. Ce dernier point est encore amélioré par l’adoption de la boîte automatique à sept rapports S-tronic, laquelle se signale par un fonctionnement particulièrement harmonieux. Elle est disponible sur toutes les variantes de l’A1.
Le client qui désire un peu plus de caractère peut toujours opter pour les autres motorisations au sommet desquelles trône le 1.8 TFSI fort de 192 chevaux et d’emblée associé à la boîte S-tronic. Et si ce n’est pas encore assez, il reste la vraie sportive de la gamme, la S1 Quattro et ses 232 chevaux.
Audi propose la nouvelle A1 à partir de 16.700 €. La gamme offre toujours le choix entre trois et cinq portes (Sportback).
Tous les articles
Voir tout
Essai : Audi A6 Avant, comme au bon vieux temps (2025)
Toutes les nouvelles Audi doivent-elles être électriques ? Eh non, la preuve : la nouvelle Audi A6 nous revient avec des moteurs essence et diesel. Qui plus est, elle commence sa carrière en version break Avant.

Essai : Audi e-tron GT, belle cousine (2024)
Vu le succès de la Porsche Taycan, on aurait parfois tendance à oublier sa belle-sœur : l’Audi e-tron GT. Pour sa mise à jour, Audi n’y va pas avec le dos de la cuillère. L’Allemande se retrouve avec une plus grande batterie, une autonomie accrue et plus de puissance. Beaucoup plus de puissance…

Essai : Audi Q6 e-tron, première de la vague (2024)
L’Audi Q6 e-tron incarne la deuxième vague d’électrique d’Ingolstadt. Il inaugure la nouvelle plateforme PPE pour la marque aux quatre anneaux, offrant déjà jusqu’à 641 km d’autonomie ou jusqu’à 516 ch. Serait-ce le retour d’Audi dans la danse ?