Test: Audi A4 Avant 2.0 TDI 150 – Le "Dieselgate Effect"?

Parce que les nouveautés se succèdent à une vitesse folle et qu'on n'a pas le temps de tout faire, ça faisait de longs mois que je n'avais plus essayé une Audi. Lacune comblée ici, avec une surprise à la clé…

Quand je dis que je n'avais plus essayé d'Audi depuis un moment, ça vaut aussi pour les autres marques du Groupe VW. A une exception près en fait, je n'avais plus eu dans les mains de moteur TDI depuis avant l'affaire du logiciel truqué. Mais je ne pensais plus du tout à cela en prenant les clés d'une magnifique A4 Avant rouge sang, couleur qui va comme un gant à cette élégante voiture et lui donne même un certain sex-appeal.

Impressionnant

Ce à quoi je pensais en prenant possession de la voiture, c'est à tout ce que j'avais pu lire de la part de mes éminents collègues à son propos. Son look sobre (et difficile à distinguer de celui de sa devancière), sa qualité, son confort… J'avais envie de juger sur pièce et je n'ai pas été déçu. Je ne peux que confirmer tout ce qui a déjà été dit. La qualité Audi est proverbiale et la nouvelle A4 fait honneur à cette réputation. Nous l'avons souvent répété: à chaque nouvelle Audi, on se demande comment le constructeur fera mieux la prochaine fois, et il fait toujours mieux la fois d'après. Avec l'A4, c'est tout simplement impressionnant.

150 chevaux

C'est après deux ou trois jours d'essai, alors que l'opportunité se présentait enfin de cravacher un peu, que j'ai commencé à me poser des questions. De tous temps, les moteurs TDI ont épaté par leur façon de livrer leur cavalerie avec plus d'ardeur que les autres diesel. Il y a 15-20 ans, les 110 ch d'un 1.9 TDI n'étaient pas du tout les mêmes que les 110 ch d'un HDI Peugeot par exemple. Et au fil des ans, ce supplément de caractère n'avait jamais été démenti. Alors vous imaginez: moi dans cette belle auto rouge, devant un bel enchainement de virages, avec 150 ch et 320 Nm dès 1.500 tours qui n'attendent que moi, ça allait être un bon moment. Sélecteur de mode de conduite sur Dynamic, pommeau d'une bonne boîte manuelle 6 dans la main, GO! J'ai dit GO! Mais allez, GO! Ah…

Elle a pris du poids, l'A4? Ben non, elle en aurait même perdu. Boîte trop longue? Pas l'air, non. Ben dis donc, ils sont sous tranquillisants, ces chevaux.

Psychologique?

Sincèrement, il me semble que dans mes souvenirs, même la version 136 ch du 2.0 TDI envoyait plus fort que ça. Alors honnêtement, je ne peux jurer de rien et n'ayant pas mesuré chrono en main, je ne mettrai pas en doute les 9,2 secondes annoncées pour le 0-100. Mais les chiffres sont une chose, le ressenti en est une autre. Mon ressenti, c'est que ce 2.0 TDI n'est pas tout à fait comme avant. Avant quoi? Ben avant le truc, là, vous savez, logiciel pas net, tout ça… Est-ce un effet psychologique à mettre à mon compte? Peut-être. Mais ça sent plutôt le moteur désormais franc et honnête, qui a le même nombre de chevaux et de Nm sur la fiche technique que sur banc d'essai. Ce qui n'était manifestement pas le cas avant. Moi, je dis "Dieselgate Effect".

Bref, il existe toujours une foule de raisons d'acheter une A4, Avant ou non, 2.0 TDI ou autre: l'élégance discrète, la qualité réellement inégalée de l'habitacle, un touché de route agréable, un châssis très compétant… Mais la fougue étonnante – presque suspecte – des TDI par rapport à ses rivaux n'en fait, à mon avis, plus partie.

Audi A4 Avant 2.0 TDI 150
4 cylindres turbo diesel 1.968cc
150 ch à 3.250 t/min
320 Nm à 1.500 t/min
0-100 km/h en 9,2 secondes
Pointe: 215 km/h
Conso: 3,6 l/100 km
Moyenne de l'essai: 5,7 l/100 km
CO2: 104 g/km
Prix: 35.000€

Prêt pour la prochaine étape

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