Test: Audi A6 – Classique ? Oui mais...

Quand Audi renouvelle son A6, on ne s'attend pas à être surpris ; on s'attend à en prendre plein la vue sur le plan technologique. Et de fait, cette nouvelle génération est conforme à nos attentes, ni plus ni moins.

On passera rapidement sur le style de cette A6 qui adopte à son tour le « nouveau langage stytlistique » d'Audi. En gros, vous aimez l'A8 et la précédente A6 ? Vous aimerez la nouvelle ! Si pas, il y a peu de chances qu'elle trouve grâce à vos yeux. L'A6 cultive son classicisme jusqu'au bout des jantes et ne déclenche à ce titre que peu d'émotions visuellement parlant. On notera même un point plutôt discutable : l'intégration ratée du radar et du laser dans la calandre qui donnent l'impression d'avoir affaire à une voiture de police. La marque en est consciente mais il s'agirait là de leur positionnement idéal.

Tout d'une A8

A bord, apparaît la console centrale composée de deux écrans tactiles, similaire à celle de l'A8. L'aspect technologique est indéniable, et finalement même sans contact physique, leur utilisation en roulant se fait de manière assez intuitive grâce au retour haptique. On regrettera en revanche qu'il faille désormais également passer par une commande tactile pour sélectionner le mode de conduite désiré, ce qui demande plus de manipulations qu'auparavant. Cette présentation technologique a également condamné les espaces de rangement, qui deviennent vraiment rares à bord.

L'habitabilité est en revanche toujours excellente tant à l'avant qu'à l'arrière, et le coffre affiche une contenance similaire au précédent modèle : 530l. Signalons que si la qualité d'ensemble impressionne toujours, quelques légers faux-pas sont à déplorer sur les détails, notamment au niveau du plafonnier. Côté équipement l'A6 hérite des technologies étrennées sa grande sœur, avec notamment un système d'aide à la conduite capable de s'adapter automatiquement aux limites de vitesses, mais aussi à la nature du trajet, réduisant automatiquement la vitesse à l'approche d'un virage ou d'un rond-point par exemple.

Perfection routière ?

Comme l'A8, toutes les A6 à moteur V6 sont désormais dotée d'une installation électrique en 48V, qui agit comme boost au démarrage, mais également comme propulseur à très faible charge. Elles peuvent également être dotées des quatre roues motrices et directrices, un dispositif qui rend l'A6 particulièrement agile sur parcours sinueux. Tout cela, combiné à la construction allégée en aluminium, supprime toute latence à la conduite et rend la berline étonnamment alerte, et même vraiment dynamique en activant le mode de conduite adéquat.

Cette légèreté a également l'avantage de permettre au «petit» 2.0 TDI de 204 chevaux (proposé en simple traction et équipé d'une installation 12V) de se montrer bien suffisant pour animer décemment l'Allemande. Et sans consommer trop, puisque nous avons établi un petit 7,2l/100km sur notre parcours vallonné. Mais évidemment il va de soi que les V6 3.0 TDI (en 231 et 286 ch) et 3.0 TFSI (340 ch) apportent le souffle feutré qui s'accorde au mieux à l'A6, par ailleurs parfaitement insonorisée et suspendue, que ce soit en suspensions classiques ou pneumatiques.

Audi A6 50 TDI
Moteur : V6, diesel, turbo, 2.967cc
286ch de 3.500 à 4.000 t/min
620 Nm de 2.250 à 3.000 t/min.
0 à 100 km/h : 5,5 secondes
Pointe : 250 km/h
Conso : 5,5 l/100km
Moyenne de l'essai : 7,2 l/100km
CO2 : 142 g/km
Prix : 62.550 €

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