Test: Chevrolet Cruze Hatchback – Pour séduire la vieille Europe

Réussir une carrière européenne sur le segment des compactes sans carrosserie cinq portes et sans diesel adapté est mission impossible. Chevrolet le sait bien, et dote donc sa Cruze des deux à la fois.

Esthétiquement, c’est toute la partie arrière qui est inédite sur la compacte américano-coréenne. Exit la malle arrière, place à un hayon bombé et incliné qui confère une allure éminemment sympathique et presque dynamique à l’auto.

Les blocs optiques sont bien sur inédits, formés d’une seule pièce et disposés de part et d’autre du hayon qui a perdu la plaque d’immatriculation partie sur le bouclier au profit du fameux «nœud papillon» doré, emblème de la marque.

Grands espaces

Si la version hatchback de la Cruze accuse près de neuf centimètres de moins que sa sœur à quatre portes en longueur, elle n’en reste pas moins très grande pour son segment, la plus grande d’ailleurs si l’on exclut les Skoda Octavia et Mitsubishi Lancer à mi-chemin entre compactes et familiales: 4,51 mètres de long! C’est 30 centimètres de plus qu’une Golf!

Avec un tel encombrement, l’habitabilité se doit d’être généreuse. Et sur ce point, l’auto ne déçoit pas. L’habitacle, repris à l’identique de la version quatre-portes, offre une largeur aux coudes appréciable et les passagers arrière profitent d’un espace aux jambes suffisant pour envisager les longs trajets. Mais le plus bluffant vient assurément du coffre, dont la contenance atteint les…413 litres. Là encore, c’est le meilleur chiffre du segment!

Dommage en revanche que Chevrolet n’ait pas apporté un plus grand soin à l’agencement et la présentation des matériaux choisis. Certes, la marque n’a pas l’ambition de concurrencer Audi ou BMW, mais les habillages du tableau de bord mal collés ou le repose-pied qui n’est qu’une moquette sans support, c’est tout de même un peu limite.

Downsizing, enfin!

Si la plupart des diesels actuels du segment sont déjà passés par la case de la réduction de cylindrée, ce n’est pas encore le cas de la Cruze, qui se contente pour l’heure d’un«gros» bloc 2 litres diesel plutôt placide malgré ses 163 chevaux et 360Nm (des 1.6l et 1.8l essence de 124 et 141 chevaux sont également proposés). Les consommations s’en ressentent: de 5,6l/100km en boîte manuelle à 6,3l/100km en boîte automatique, à six rapports dans les deux cas.

Mais les choses vont changer en février 2012 quand l’américaine profitera enfin des bienfaits du downsizing (tant en termes de consommation que de fiscalité), avec l’arrivée d’un 1.7 TCDI de…131 chevaux. Une puissance étonnante pour une compacte, où la moyenne du marché tournerait plutôt aux alentours des 115 chevaux.

Avec ce moteur mieux adapté à nos contrées, la compacte américaine pourra alors titiller sans vergogne les valeurs établies du segment, à qui elle n’a pas grand-chose à envier en termes de confort ou d’insonorisation.

Soldée

Fidèle à sa politique de prix agressive, Chevrolet propose sa Cruze Hatchback à prix bradé: de 16.399 euros en version d’appel LS 1.6l essence, à 21.799 euros pour le 2.0 TCDI en finition haut de gamme LTZ avec boîte automatique.

Prêt pour la prochaine étape

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