Test: Jaguar XE 2.0t – Très bonne base

Quand un constructeur nous invite à découvrir un modèle, c'est en général le modèle haut de gamme, doté de ses gros moteurs. Mais comment c'est, dans le bas de l'échelle?

Parce qu'on n'a pas toujours le temps de tout faire, la Jaguar XE manquait encore à ma culture. Et c'est en découvrant la toute nouvelle XF, qui reprend la recette "tout alu" et une conception de trains roulants inaugurés par sa petite sœur, que l'envie irrépressible d'essayer la XE m'a prise. Et puisqu'une des grandes qualités des nouvelles Jaguar est le poids parfaitement maitrisé, il m'a semblé indispensable de savoir si, avec un moteur essence de base, le plaisir était à peu près aussi intense. Verdict?

200 ch

Dans la XE, le moteur essence de base est un 2.0 litres de 200 ch et 320 Nm. C'est 37 ch de plus que le diesel de base, mais 60 Nm de moins. Or sachant que c'est surtout le couple qu'on exploite en conduite sportive, on peut se dire qu'on aurait mieux fait d'essayer l'autre. Sauf qu'un moteur essence est toujours plus vivant, envoie ce qu'il a avec beaucoup plus d'enthousiasme. Et dans une Jag, c'est plus de ces caractéristiques que des chiffres dont on a envie. Et pour l'avoir découvert dans la XF, je peux vous certifier que le 2.0 diesel de base ne déborde guère d'enthousiasme.

Uniquement proposé avec la boîte auto 8 rapports, le 2.0t 200 ch annonce le 0-100 en 7,7 secondes et 237 km/h en pointe. Et avec 7,5 l/100 km pour 179 gCO2/km, il est clair que cette version s'adresse plus à ceux qui cherchent une voiture privée qu'aux bénéficiaires d'une voiture de fonction. Voilà pour la partie théorique, passons à la pratique.

Approuvé

Sur la route, on remarque tout d'abord le côté civilisé du moteur. A priori, il ne semble pas être particulièrement typé sport, comme on peut l'espérer dans une Jaguar. Mais même quand on conduit calmement, on sent que ce moteur est posé dans un châssis qui, lui, transpire la sportivité. Le touché de route transmis dans le volant dégage quelque chose de rare aujourd'hui, quelque chose de difficile à expliquer. Bref, on sait qu'on n'est pas dans une voiture "normale".

Puis dès que l'occasion se présente, sans même utiliser le mode Sport de la voiture, on écrase la pédale de droite dans la moquette et l'aiguille du compte-tour débute son ascension. Là, à mesure que le régime augmente, le moteur desserre sa cravate, remonte ses manches et montre que lui aussi, il aime s'amuser. Bien sûr, ce ne sont que 200 ch, mais dans les accélérations en ligne droite, ils sont diablement bien délivrés.

En parcours sinueux, avec la boîte en mode Sport, c'est mieux encore. Cette boîte maintient (presque) toujours le régime moteur là où le couple est le plus prompt à réagir, et la magie de ce châssis prodigieux fait le reste.

Ce 2.0t est-il plus performant qu'un 2.0 TFSI d'Audi par exemple? Nous ne le jurerions pas. Et on aimerait aussi que la sonorité du moteur Jag soit un peu plus expressive, même artificiellement, par le biais d'une petite valve mobile dans l'échappement. Ce serait bien, ce serait plus en phase avec l'image de la marque. Mais la XE est-elle la berline D à moteur essence 2.0 de base la plus engageante à conduire? Pas de doute. Chers vous tous, à qui le patron ne fournit pas une voiture, tenez-vous le pour dit.

Prêt pour la prochaine étape

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