Test: Kia Picanto – Généreuse, la petite !

Si la Kia Picanto n'est sans doute pas la citadine qui vient spontanément à l'esprit, la petite coréenne est pourtant un choix très avantageux sur le segment. Une vérité encore renforcée sur cette troisième génération, particulièrement aboutie.

La Picanto, c'est 15.000 unités écoulées sur notre pays en 12 ans d'existence. Un succès certain, que la petite Kia doit (en partie du moins) à son style avenant et ses tarifs particulièrement serrés. Le design n'évolue donc qu'en pente douce. Quelques traits plus marqués pour donner un peu de muscle à la ligne, une calandre élargie pour apporter plus de présence en rue et des jantes dont le diamètre peut atteindre 16 pouces suffisent à donner un coup de frais à l'auto.

Equipement de luxe

Toujours très pragmatique, la petite Picanto en offre beaucoup dès sa version de base : la finition Lounge facturée 10.840€ dispose déjà des vitres électriques, du verrouillage centralité, de 6 airbags et de l'allumage automatique des phares. Excusez du peu ! Il est en revanche nécessaire de monter en finition pour disposer d'équipements plus haut de gamme, la liste d'options se montrant des plus restreintes.

Mais en optant pour la finition GT-Line, la plus huppée, vous disposerez – en plus d'une présentation sportive un rien tapageuse - d'une citadine avec caméra de recul, sièges et volant chauffant, système multimédia avec écran tactile de 7 pouces et système de freinage d'urgence en ville. Tout ça, pour 16.000€. A cela s'ajoute une habitabilité au meilleur niveau de la catégorie pour le coffre (255 à 1.010 litres), comme pour les passagers. Les occupants de plus d'1,75m continueront toutefois de se sentir à l'étroit aux places arrières. Et l'on ne peut que saluer la qualité des matériaux et de l'assemblage qui fait jeu égal avec les concurrentes qui se la jouent «Premium».

Citadine, et plus si affinités

La nouvelle Picanto étrenne une toute nouvelle plateforme pour le groupe Hyundai-Kia. Plus légère de 26 kilos, elle participe à contenir le poids total de la coréenne à 953 kilos, tout en offrant une rigidité torsionnelle en hausse de 32%. Les deux petits moteurs, un 3 cylindres 1.0 de 67 chevaux, et un quatre-cylindres 1.2 de 84 chevaux emmènent donc sans mal la citadine dans son milieu de prédilection : la ville et sa banlieue. Les reprises sont nettes, permettant de s'insérer proprement et sans crainte dans le trafic, et le rayon de braquage contenu à 9,4 mètres est un précieux allié pour toutes les manœuvres.

Plus coupleux (124 Nm), le plus puissant des deux blocs sera en revanche indispensable pour un usage mixte, le premier ayant tendance à s'essouffler dès que l'on s'éloigne des centres urbains. Tous deux sont en outre couplés à une boîte manuelle à cinq rapports à l'étagement particulièrement long qui oblige à jouer du levier de vitesses lorsque la route s'élève ou au moment d'effectuer un dépassement. Mais tout cela reste bien suffisant pour un usage occasionnel, et surtout, n'a rien d'indigent pour la catégorie. Et pour les plus pressés, un bloc 1.0 Turbo de 100 chevaux et 175 Nm rejoindra la gamme dans les prochains mois.

Kia Picanto 1.0
Moteur 3cyl essence, 998cc
67 ch à 5.500 t/min
96 Nm à 3.500 t/min.
0 à 100 km/h en 14,3 sec
Pointe 161 km/h
Conso : 4,4 l/100km
CO2: 89 g/km
Prix : 10.840 €

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