Test: Kia Picanto – La p'tite bête qui mord

La gamme Kia couverte par 7 ans de garantie compte un nouveau membre. La super mini de la marque, la Picanto de seconde génération, est 6 cm plus longue que sa devancière, 15 mm plus large, mais exactement aussi haute.

Le segment A est de plus en plus fréquenté. Ce qui était jadis une niche réservée aux très petites citadines avec pour référence la Renault Twingo ne cesse de gagner en importance. La raison principale est évidement que de nombreux automobilistes apprécient une voiture très compacte en ville, mais il y a plus. Puisqu'elles sont plus petites et plus légères, ces autos consomment moins et émettent moins de CO2. Et c'est ça qui compte aujourd'hui.

A peu près toutes les marques disposent au catalogue d'un véhicule "vert" aux très faibles émissions, qui profite des 15% de remise fédérale. Les principales membres de cette équipe de choc sont les Hyundai i10 (qui partage sa plateforme avec la Kia), la Suzuki Alto, la Nissan Pixo, ainsi que les cousines Toyota Aygo, Peugeot 107 et Citroën C1.

Nez expressif

La nouvelle Picanto joue sur un autre registre que celle qu'elle remplace. La première génération est née en 2004 et avait subi une mise à jour en 2007. Aujourd'hui, c'est un tout nouveau modèle qui nous arrive, avec un look clairement plus dynamique et une bouille très expressive. Le langage de design inauguré par les Venga et Sportage lui va comme un gant.

Le châssis de son côté inspire vraiment confiance. L'orientation générale tend vers un style de conduite confortable mais le roulis est parfaitement maîtrisé et même le train arrière ne se montre jamais caractériel si, en virage, on lâche les gaz ou si on freine un peu. Dommage que l'ESP soit facturé 500€ en sus. La voiture a aussi été dûment testée sur des "Belgian Roads", un nouveau terme technique qui désigne des routes au revêtement déplorable. Selon les ingénieurs, elles sont idéales pour tester la longévité des amortisseurs et régler le niveau de confort.

Pas de prix plancher

Un coup d'œil à la liste de prix de la nouvelle Picanto nous apprend qu'elle n'est pas la moins chère de sa catégorie. Mais en même temps, la version de base est déjà très correctement équipée, avec par exemple six airbags. Le look de l'habitacle est très rafraichissant et son ergonomie est réussie. Et mieux encore, l'insonorisation est véritablement impressionnante pour une voiture de ce segment. Un seul regret, que le volant ne soit réglable qu'en hauteur et non en profondeur. Les frileux pourront même en commander un chauffant! Et ceux qui aiment le luxe pourront habiller leur Picanto d'un intérieur cuir. On n'ira pas jusqu'à qualifier la Picanto de "Premium", mais en même temps si on cherche du premium, il faut vraiment casser sa tirelire.

Pas de diesel

Autre grosse surprise: l'absence de diesel dans la palette mécanique. Kia ne propose que des essence, 1.0 ou 1.2. Et aucun diesel n'est prévu. Ces derniers, plus coûteux, sont réservés aux tailles supérieures, à partir de la Rio. Mais qu'importe puisque Kia propose une super alternative. Le moteur de base permet en effet de profiter de la remise maximale de 15% grâce à de très faibles émissions de CO2. Kia atteint de telles émissions grâce à l'adoption d'un Stop/Start, entre-autres. Le 3 cylindres de base lâche 69 ch, amplement suffisants en ville. Sur autoroute, le cinquième rapport de la boîte, particulièrement long, ne fait pas vraiment de la Picanto une sprinteuse. Le 1.2 dispose clairement de plus de réserve et se montre un peu plus rassurant sur autoroute.

Signer?

Cette petite Kia a progressé de manière étonnante. Elle offre beaucoup de voiture pour un prix raisonnable, même si ce n'est pas l'affaire du siècle. La version de base sera à vous pour 8.000€, prime fédérale déduite. Pour la version 1.2, comptez 10.064€.

Prêt pour la prochaine étape

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