Test: Lancia Ypsilon 1.3 Multijet – Demoiselle des beaux quartiers

La précédente génération d’Ypsilon ne déméritait pas, mais souffrait de l’absence d’une version 5 portes qui la privait tout net d’une (bonne) partie de la clientèle du segment. Lancia corrige donc le tir avec cette troisième génération.

A l’inverse des Thema et Voyager, l’Ypsilon n’est pas une copie rebadgée d’un modèle américain, et cela se voit! Pas question ici d’arrêtes vives et d’angles acérés, mais plutôt de courbes douces et de flancs sculptés pour une allure féminine, presque sensuelle. Ajoutez-y une peinture et des jantes bicolores (optionnelles), une poignée de chromes pour souligner les détails et une longueur contenue à 3,84 mètres et vous obtenez la parfaite petite citadine branchée !

Palais des Doges

Le véhicule qui nous était confié l’était en finition haut de gamme «Platinum» dont l’équipement pléthorique comprend le régulateur de vitesse, un double toit ouvrant vitré, la navigation grâce au dispositif TomTom qui s’intègre au montant de pare-brise côté conducteur et même, la fonction Magic Parking, qui se charge des créneaux! La présentation est soignée: les assemblages sont précis et les matériaux semblent bien choisis et de qualité, et notre habitacle habillé de «Romantic Gold», soit une sellerie marron assortie au bandeau du tableau de bord et aux habillages de contre-portes, faisait vraiment très chic.

Le confort et l’insonorisation à bord sont d’un excellent niveau, et seules les places arrière se montrent inconfortables en raison de leur assise trop courte. En revanche, la banquette est rabattable 50/50 pour élargir le volume du coffre, de 217 litres.

Bonne écurie

Côté mécanique, la Lancia Ypsilon inaugure une plate-forme inédite, reprise depuis par la nouvelle Fiat Panda. Si le bon vieux 1.2l de 69 chevaux est toujours proposé, les ventes se concentrent surtout sur le Twinair de 85 chevaux en essence, et sur le 1.3l Multijet en diesel. C’est ce dernier qui équipait notre voiture d’essai, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses 95 chevaux sont bien nourris! Pleins d’entrain, ils emmènent les 1.050 kilos de l’auto avec une vivacité certaine, et ne manquent jamais de souffle, quelles que soient les circonstances. Ils font, en plus, preuve d’une belle frugalité puisque si la consommation moyenne est officiellement établie à 3,9l/100km, l’ordinateur de bord affichait 4,4l/100km lors de cet essaisur près de 1.000km!

Pour une citadine, l’Ypsilon fait preuve d’un comportement tout à fait sain, avec des suspensions typées confort qui filtrent bien les aspérités de la route, et une direction précise et consistante que la fonction «City» vient alléger en ville. Les amateurs de conduite sportive passeront leur chemin, d’autant que l’assise plutôt haute et le levier de vitesse peu ergonomique poussent plutôt à adopter une conduite placide.

Voulue chic, l’Ypsilon n’en reste pas moins tout à fait modeste de par ses tarifs puisque le 1.3l Multijet est proposé à partir de 15.490 euros en finition Silver pour culminer à 17.990 euros en Platinum. On est loin des prix pratiqués par les «Premium»!

Prêt pour la prochaine étape

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