Test: Lexus LC – Le coupé aux deux visages

Avec sa LC, Lexus s’attaque de front au segment des coupés sportifs luxueux sur lequel règne sans partage la Porsche 911. Pour se démarquer, la japonaise propose deux motorisations aux ambitions très différentes : un V6 hybride et un V8 atmosphérique.

Si cette Lexus LC n’arrivera en concession qu’au début de l’été, cela fait déjà plus d’un an qu’elle s’affiche sur les salons du monde entier puisqu’elle a fait ses débuts à Detroit en janvier 2016. Vous aurez d’ailleurs découvert sa silhouette sculpturale dans les allées du dernier Salon de Bruxelles. Ses traits poussent le style Lexus à l’extrême, avec une calandre plus béante que jamais, des angles tranchants, des arêtes vives. Qu’il plaise ou qu’il déroute, une chose est sûre, le look du coupé LC attire le regard !

Le luxe, pour deux

Véritablement ancré dans le luxe, l’habitacle surprend positivement par l’omniprésence de cuir et d’Alcantara. Au centre, le système multimédia se pilote par un touchpad à retour haptique, renvoyant donc une vibration à chaque survol d’un nouveau menu qui, avec un peu d’habitude, devrait permettre de garder les yeux sur la route tout en gérant le système.

Annoncé comme un 2+2 places, le coupé LC est plutôt à réserver aux couples sans enfant tant les places arrière sont inutilisables. Elles pourront aussi être utilisées en supplément du coffre de 157 litres (132 en hybride) correctement agencés.

Vraie GT?

C’est au volant de la version hybride LC 500h que nous avons commencé notre galop d’essai. Une motorisation qui affiche quelque 354 chevaux tout de même grâce à son V6 3.5l associé à un module électrique de 44,6 kW. Dès les premiers tours de roues, on prend la mesure du confort du grand coupé japonais, et de la douceur de cette version qui affiche beaucoup de discrétion dans les bas régimes, tout en faisant preuve d’une certaine vigueur lorsqu’on hausse le rythme. Une belle santé que l’on sent toutefois grevée par l’obligation de garder les réglages du véhicule en mode "Normal", l’instructeur de la marque qui nous accompagne veillant au grain. Saluons toutefois le travail réalisé sur la boîte à variation continue (CVT) dotée de dix rapports artificiels, qui permettent de gommer la désagréable sensation de mollesse que renvoient traditionnellement ces solutions.

Ou vraie sportive ?

La LC 500 au V8 5 litres de 477 chevaux nous a offert un tout autre visage. Tout d’abord, l’instructeur plus conciliant que son collègue nous a permis d’activer le mode "Sport" . Et surtout, cette version était équipée des quatre roues directrices et du différentiel électronique optionnels. Et cela change tout ! Le moteur se montre rageur, prêt à monter dans les tours à la moindre sollicitation dans un concerto d’envolées lyriques flatteuses à l’oreille. Les dix rapports (réels cette fois) de la boîte automatique s’égrènent sans rupture de charge et la direction se montre précise et directe, rendant cette LC 500 vraiment sportive, avec une maniabilité et une efficacité sans faille ! A confirmer lors d’un essai plus complet.

Lexus LC 500
Moteur : V8, essence 4.969 cc
477 ch à 7.100 t/min
540 Nm à 4.800 t/min
0 à 100 km/h en 4,4 s
Pointe : 270 km/h
Conso : n.c.
CO2 : n.c.
Prix : +/- 100.000€

Prêt pour la prochaine étape

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