Essai : Mazda CX-5, évolution du genre (2026)

En bref
Tout nouveau soit-il, le Mazda CX-5 est une évolution de son prédécesseur. Grâce à une sacrée poussée de croissance, il est plus généreux en habitabilité et en volume de coffre. Cela étant, le service comptabilité semble avoir eu son mot à dire à en juger par la finition…
Points forts
- Croissance
- Prix
- Dynamique de conduite
Points faibles
- Finition en baisse
- Ergonomie « tout à l’écran »
- Sonorité du 2,5 litres
Essai vidéo
Bien que la Mazda MX-5 fasse toujours vibrer les cœurs des amateurs, c’est le SUV CX-5 qui incarne le gagne-pain de la marque japonaise. Dans le monde, il s’en est écoulé pas moins de 5 millions, dont 850 000 unités rien qu’en Europe. Vous savez ce qu’on dit : « on ne change pas une équipe qui gagne ! »
Extérieur
L’adage est correct, mais sa traduction vers le japonais semble laisser quelques centimètres à l’imaginaire. 11,5 cm, pour être précis. Voilà la croissance du nouveau CX-5 par rapport à son précédent. Taillant désormais à 4,69 m, le SUV est à peine 5 cm plus court que son grand frère, le CX-60.
Mazda décide de ne déplaire à personne en optant pour une évolution de son style Kodo, introduit par la première génération du CX-5. Le nouveau-né continue avec les lignes fluides et son dynamisme spécifique, tandis que la face avant intègre les blocs optiques dans la calandre via un bandeau noir. En parlant des optiques, les feux de jour à LED reprennent les deux virgules, mais elles sont désormais décalées l’une de l’autre. La face arrière fait dans l’évolution, avec pour principal changement le nom de la marque épelé en toutes lettres.
Intérieur
La poussée de croissance semble plutôt bien dissimulée par le coup de crayon japonais, mais elle est évidente dans l’habitacle. L’espace au rang 2 ferait rougir les propriétaires de CX-60, tandis que le coffre présente un bel espace additionnel de 61 litres, offrant désormais un total de 583 litres. C’est non seulement plus que la concurrence, mais Mazda ajoute en plus une banquette arrière en trois parties. On ne se lasse jamais du sens pratique !
Alors que le design fait dans l’évolution, le CX-5 opte pour une réelle révolution de son cockpit. Certes, la 6e marquait déjà une rupture avec les habitacles classiques de Mazda, mais le CX-5 scelle décidément le cercueil de l’ergonomie chez Mazda. Au centre de la planche de bord, on trouve un grand écran tactile de 15,6 pouces qui reprend l’infodivertissement, la navigation, la climatisation…et toutes les autres fonctions !
Ce faisant, Mazda réduit le nombre de boutons dans l’habitacle à deux, pour les dégivrages avant et arrière. Même le volume passe désormais via l’écran ! Pour une marque qui prônait l’ergonomie « Jimba Ittai », à savoir la symbiose entre un cavalier et son cheval, c’est un sacré coup dans l’aile…
Moteur
Les économies d’échelle ne sont d’ailleurs pas flagrantes que dans l’habitacle, puisque c’est aussi le cas sous le capot. Cela étant, les conséquences sont moins désastreuses. Le nouveau CX-5 opte pour un seul moteur, une seule boîte auto 6-rapport et le choix entre la traction ou la transmission intégrale.
L’ancien 4-cylindres de 2,0 litres laisse place à un nouveau 2,5 litres, mais sa cylindrée supplémentaire implique…une perte de 24 ch ! Le nouveau bloc produit 141 ch et 238 Nm de couple. Il perd deux centimes au 0-100 km/h, mais son efficience est accrue – grâce à l’hybridation légère 24 volts – avec une consommation officielle de 7,0 l/100 km pour des émissions de CO2 de 157 g/km.
Sur la route
Ces consommations et émissions ne cassent certes pas trois pattes à un canard, mais Mazda continue ici son tour de magie. Lequel ? Celui de produire des moteurs qui sont en réalité plus frugaux qu’annoncés ! Lors de notre essai sur les routes sinueuses du Portugal, sans faire attention à notre conduite, notre CX-5 d’essai termine son parcours avec une moyenne de 6,9 l/100 km.
Une belle performance de la part des équipes Mazda, mais il faut noter que ce bloc essence atmosphérique n’offre pas l’agrément des récents moteurs turbo, ou même des autres moteurs hybrides (légers). En charge, il se montre (trop) sonore et sa nature nécessite de monter dans les tours.
Outre ce 2,5 litres au chant peu flatteur, le CX-5 conserve sa dynamique de conduite. Mazda améliore la suspension : elle est toujours passive, mais les ressorts sont plus souples, les barres antiroulis sont revues et les amortisseurs ont été retravaillés. Le confort général s’en trouve donc amélioré, mais le comportement routier du CX-5 reste précis et efficace.
Prix
Un seul moteur un peu bruyant, une boîte auto de série, un confort en hausse, mais une finition qui fait un pas en arrière, voilà ce qu’on peut dire du CX-5. Pourtant, un coup d’œil à la liste de prix nous fait pardonner tous ces travers. Eh oui, l’entrée de gamme s’affiche à 32 690 € (pour l’instant indisponible en France). Le tout avec une bonne dotation de série et, rappelons-le, avec la boîte auto.
Verdict
Le nouveau Mazda CX-5 progresse dans bien des domaines : il est plus confortable, mais toujours dynamique, plus grand et mieux équipé. Il réussit à combiner tous ces éléments avec un prix d’attaque plus attractif. Toutefois, il faudra faire avec un moteur qui aime chanter, sans être flatteur, et une partie numérique à l’ergonomie désastreuse…
Fiche technique : Mazda CX-5 e-Skyactive G (2026)
- Moteur : 2,5 litres, essence, 4-cylindres (hybride léger 24 volts)
- Puissance : 141 ch
- Couple : 238 Nm
- Transmission : traction
- 0-100 km/h : 10,5 s
- Vitesse maximale : 187 km/h
- Coffre : 583 / 2 019 litres
- Consommation : 6,0 l/100 km (mesurée) / 7,0 l/100 km (WLTP)
- CO2 : 157 g/km (WLTP)
- Prix : 32 690 € (pour l’instant indisponible en France)
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