Test: Peugeot 308 CC 1.6 THP – Carlin sur 4 roues

Comme le carlin, la Peugeot 308 CC tire facilement la langue. Comme ce petit chien, la Peugeot a la face aplatie. Et on a toujours une bonne raison de le trouver beau… ou moche. Dans le cas du toutou, on discutera de son museau.

Dans le cas de la voiture, c'est la partie arrière qui créera le débat. Car pour caser le toit rigide en deux parties dans le coffre, il faut de la place. Et créer cet espace se fait toujours au détriment de l'élégance du design. Les concurrentes dont le toit est en trois parties sont moins confrontées au dilemme esthétique auquel Peugeot doit faire face.

Moins de bruit

L'avantage de la solution de Peugeot est qu'il est plus facile d'obtenir une excellente étanchéité. Etanchéité à l'eau, mais surtout aux bruits. Même à grandes vitesses, il est toujours possible de discuter confortablement. Du moins lorsqu'on est assis à l'avant. A l'arrière, les passagers n'ont pas à se plaindre du bruit, mais plutôt du manque d'espace aux jambes. Il faut être un peu sadique pour inviter des "amis" à prendre place sur la banquette arrière. Mais Peugeot parvient à se faire pardonner avec une finition plutôt luxueuse.

Pour réduire au maximum la surface du toit, les ingénieurs de Peugeot ont choisi d'incliner les montants de pare-brise de façon très prononcée. Le petit toit disparaît en 20 secondes, même en roulant jusqu'à 12 km/h. Mais conseil aux grands gabarits: veillez-bien à ne pas vous cogner la tête lorsque que vous vous installez à bord. Par ailleurs, la visibilité périphérique est quelque peu handicapée lorsque le toit est en place. La voiture rempli par contre parfaitement sa mission d'isolation. Toit ouvert et vitres levées, le filet pare-vent est à peine nécessaire. Et pour les frileux de la nuque, le système Airwave soufflera une brise chaude dans le cou.

Plus de coffre

Un autre avantage du toit en deux parties est que lorsqu'il est plié, il prend moins de place dans le coffre qu'un toit en trois parties. Il en reste donc plus pour les bagages: entre 226 et 403l, selon que l'on roule ouvert ou fermé.

Lourdeur

La 308 CC affiche 1,6 tonne sur la balance, et il revient au moteur essence 1.6 Turbo – développé par PSA et BMW – de mettre tout cela en mouvement. Chez nous, il est disponible en 150 ch avec boîte manuelle 6, et en 156 ch avec boîte auto 6. Dès 1.400 tours, ce sont 240 Nm qui déboulent. De quoi rendre la voiture alerte sans vraiment lui offrir des caractéristiques de sprinteuse. 0-100 en 9,6 secondes, et 215 km/h en pointe. Sur les tracés sinueux, le poids de la voiture vient mettre son grain de sel. Il vaudra donc mieux profiter de son confort et de sa stabilité en ligne droite. Peugeot annonce une consommation moyenne de 7,2 l/100 km pour 167 g de CO2 par km. Durant notre essai, nous avons relevé 8,3 litres, ce qui reste acceptable. Et même quand on cravache, l'ordinateur de bord reste autour des 9 litres.

Risque

Peugeot ne propose ce moteur dans la 308 CC qu'avec la finition haut de gamme "Féline". Le prix grimpe donc à 31.770€ avec la boîte manuelle, 33.120 avec la boîte auto. Ce prix comprend toutefois l'Airwave, l'ESP, un système audio CD et MP3, des capteurs de parking devant et derrière, le cruise control et le limiteur de vitesse. Généreux, mais ce tarif positionne la 308 CC au-dessus de la Mégane CC, juste au niveau de la VW Eos. Risqué! La moins chère des 308 CC est à vous pour 24.670€.

Prêt pour la prochaine étape

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