Étude : seulement 1 Belge sur 10 choisirait une voiture électrique en 2026 (2026)

L’électrique ne séduit toujours pas les particuliers en Belgique. Alors que l’Union européenne prépare une évolution de ses objectifs pour 2035, une étude menée par AutoScout24 montre que les automobilistes belges restent largement attachés aux motorisations thermiques.
Une majorité favorable à un assouplissement
Le calendrier européen pourrait en effet être moins strict que prévu. L’objectif initial prévoyait qu’à partir de 2035, les voitures particulières et utilitaires légers neufs ne puissent plus émettre de CO₂ à l’échappement. La Commission européenne a toutefois proposé fin 2025 de revoir cette ambition, avec une réduction de 90 % des émissions moyennes des flottes par rapport à 2021. Cette approche laisserait notamment davantage de place aux carburants alternatifs.
Cette éventuelle évolution semble plutôt bien accueillie en Belgique. Selon l’enquête AutoScout24, 54 % des automobilistes interrogés sont favorables à un assouplissement des règles prévues pour 2035. À l’inverse, 21 % souhaitent conserver le cadre actuel, tandis que 25 % ne se prononcent pas.
Seulement un dixième iraient vers l’électrique
Les intentions d’achat illustrent cependant encore plus clairement la prudence des Belges. Si ces derniers devaient changer de voiture aujourd’hui, 36 % opteraient pour un modèle essence. L’hybride recueille 27 % des intentions, devant le diesel à 13 %. La voiture 100 % électrique ne représente, elle, que 11 % des choix envisagés.
Cette préférence pour les motorisations traditionnelles ne signifie pas pour autant que les automobilistes ignorent les évolutions à venir. La moitié des personnes interrogées s’attend notamment à une hausse des prix des carburants au cours des dix prochaines années.
Face à cette éventualité, 26 % envisageraient de réduire leurs déplacements en voiture et une proportion identique préférerait se tourner vers un véhicule plus économique.
Le prix reste le principal frein
Pour accélérer l'adoption de l'électrique, le prix reste toutefois déterminant. Les frais d'utilisation réduits constituent le premier argument cité par 37 % des répondants. Viennent ensuite un prix d'achat plus accessible (34 %) et un réseau de recharge suffisamment développé (30 %).
Le constat est donc nuancé : les Belges particuliers ne semblent pas rejeter la voiture électrique, mais attendent encore que celle-ci devienne plus abordable et plus pratique au quotidien. L'avenir de la transition automobile pourrait ainsi dépendre moins de l'interdiction des moteurs thermiques que de la capacité des véhicules électriques à devenir naturellement compétitifs.
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