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Ferrari Mondial

Ferrari Mondial, sur les traces de la 308 GT4

Déçu par le peu de succès de la Ferrari 308 GT4, Enzo Ferrari accuse son design créé par Bertone et se tourne vers Pininfarina, son fidèle carrossier, qu'il charge de dessiner son nouveau projet, la Ferrari Mondial. Celui-ci apporte peu de modifications sur le design général mais se concentre sur quelques innovations techniques. La première génération, Mondial 8, fut produite de 1980 à 1982. Aujourd'hui très cotée sur le marché de la voiture d'occasion, comme la 308 GT4, elle n'a pas le succès escompté à l'époque. Ses lignes ne font pas l'unanimité. Le problème vient de sa disposition mécanique qui impose une structure un peu trop tendue au goût de certains. En revanche, les amoureux du modèle aiment par-dessus tout ce design si caractéristique et répondent aux détracteurs qu'elle est moins carrée qu'une Testarossa et moins trapue qu'une 348. La QV (pour « Quattrovalvole ») qui lui succède fera décoller les ventes en 1983. Elle connaît un énorme succès, notamment aux États-Unis, où 80 % de la production est écoulée.

L'escalade du succès

Pour la conception de la Mondial 8, Pininfarina choisit de conserver les lignes principales de la 308 GT4 : un volume carré, deux épines dorsales prolongeant un montant arrière et un habitacle proéminent. Le cahier des charges lui impose d'alléger les flancs, il choisit l'option d'intégrer deux grilles latérales. Mais le rapport poids/puissance déçoit toujours certains amateurs. Il a préféré conserver le châssis de la 308 GT4 mais il allonge l'empattement de 10 cm. Elle possède des phares qui se relèvent, des vitres électriques, la climatisation, et une originalité : le frein à main à gauche. Elle est équipée de 4 places 2X2. Les sièges arrière sont séparés par un large accoudoir. La QV connaît un meilleur accueil que la Mondial 8 à son lancement en 1982. Son look est plus élancé, moins massif que celui du premier modèle, et convainc davantage la clientèle. En 1985, Ferrari sort la 3.2 Mondial avec quelques modifications de carrosserie à l'avant, de nouveaux pare-chocs intégrés et colorés. Quatre ans plus tard, la mondiale T sort sous les projecteurs. L'avant du coupé et du cabriolet ainsi que l'habillage de l'habitacle ont été revus. Pour chacun de ces bolides, parfois accessibles sur le marché de la voiture d'occasion, les passionnés des modèles anciens de Ferrari jubilent au premier tour de clé en retrouvant le bruit de moteur si caractéristique.

D'innovation en innovation

Sous le capot de la Ferrari Mondial 8, on trouve un moteur V8 à 90° à injection électronique de 2,9 l, pour une puissance de 215 ch, soit 219 km/h de vitesse de pointe avec un régime moyen à 6600 tr/mn. Le bloc moteur et la culasse sont en alliage léger, le vilebrequin sur 5 paliers, et les soupapes en tête en V à 46°. On trouve un radiateur d'huile, un système de refroidissement performant, une boîte 5 vitesses. Le moteur est placé à l'arrière en position transversale. La vraie évolution au niveau mécanique arrive en 1985 avec la 3.2 Mondial et son moteur de 3185 cm³ pour 270 ch, à la hauteur de ce qu'on attend de la part du constructeur. Puis en 1989, la Mondial T, en coupé ou cabriolet, connaît elle aussi de réelles innovations comme le placement du moteur qui retrouve sa position longitudinale alors que la boîte de vitesse devient transversale, avec l'embrayage en porte-à-faux à l'arrière. Le moteur de 3405 cm³ pour 300 ch gagne en puissance, avec une vitesse de pointe à 255 km/h et toujours une belle qualité de conduite. La production s'arrête en 1993. Pour se procurer ce petit bijou d'occasion, il faut être patient et prêt à mettre le prix, car la première version Mondial 8 n'a été produite qu'à 703 exemplaires, la version QV coupé à 1145 exemplaires, la 3.2 cabriolet à 810 exemplaires... Des chiffres de production qui reflètent la rareté inhérente à ce type de véhicules de grand prestige.