Prise de contact: BMW X1 – Hard Drive

Avec les Serie X, BMW a (presque) toujours eu l'art d'arriver au bon moment.

Le X5 a été lancé en pleine explosion de popularité des SUV, le X3 débarque alors que ceux qui ne peuvent s'offrir des SUV des segments X5 se tourne vers les constructeurs asiatiques, et le X6 nous propose une approche différente alors que tout semble avoir été fait en matière de SUV. Mais en même temps, ce dernier tombe un peu comme un cheveu dans la soupe, en pleine période de crise et de prise de conscience écologique généralisée. Deux choses assez mauvaises pour les SUV. Cette période qui est la nôtre est aussi celle de l'avènement du downsizing. Mais Abracadabra, BMW roi du timing sort de son chapeau: le X1. Compact

Etant 20 cm plus court qu'un Volvo XC60 ou qu'un Audi Q5, et même 8 cm plus court qu'une Série 3 Touring (ainsi que 90kg plus léger à moteur et transmission équivalents), le X1 peut véritablement être qualifié de compact. Et pourtant… il est plus habitable aux places arrière et ces places sont plus accessibles que dans le break 3. L'habitabilité: point fort du X1, avec la seule réserve que le poste de conduite typique BMW, très encapsulé, procure au passager avant un sentiment d'enfermement, un peu à l'opposé de ce que l'on recherche dans un SUV.

Dur dur!

Avant même de démarrer, un petit tour du propriétaire permet de constater que l'équipement que peut recevoir le X1 est, lui, loin d'appartenir aux catégories compactes. Du système Infotainment avec navigateur internet au Performance Control façon X6 (mais au fonctionnement différent) en passant par la gestion intégrale des soupapes sur la version 28i ou les feux stop à intensité variable, le contenu technologique potentiel du X1 n'a rien à envier à celui des grands frères. Ce petit tour de propriétaire de notre version à intérieur sport nous permet de constater autre chose. Dans cette finition en tout cas, les sièges avant ont tendance à serrer un peu le bassin des conducteurs costauds (ça peut aller jusqu'à la douleur sur longue distance) et la banquette arrière est d'une dureté insupportable. A croire que sous le cuir, il y a du bois. C'est déjà une chose de le supporter sur une belle route, alors imaginez… en Belgique!

Let's Dance

Dès les premiers tours de roue, une chose nous explose à la figure: le sentiment d'agilité que dégage la voiture. La direction est superbe, précise, consistante mais légère, bien plus communicative dans les X3 et X5. Deuxième évidence: l'insonorisation est excellente, même à près de 200 km/h (nous sommes en Allemagne). On ne vous répétera pas que les moteurs de Munich sont parmi les meilleurs du moment, donc forcément ça répond au pied droit en toutes circonstances. Cela-dit, préférez la boîte manuelle à l'automatique. D'abord parce que la première est un plaisir à manier, ensuite parce que la seconde à une très mauvaise influence sur la conso, entre autres parce que la fonction Stop&Start est indisponible avec elle.

Sur les routes en forme de plat de spaghetti enfin, le bonheur est intégral! L'agilité de la voiture n'est pas qu'une impression. Le grip et la motricité de notre version xDrive (intégrale permanente, la propulsion s'appelle sDrive) sont extraordinaires. Le Performance Control (qui annihile le sous-virage en freinant la roue avant intérieure, contrairement au X6 dans lequel on envoie plutôt du couple à la roue extérieure arrière) fait un boulot remarquable sur les routes grasses de notre parcours. La voiture virevolte comme une ballerine d'un virage à l'autre. Pas un moment on a l'impression d'être dans une voiture ayant 20cm de garde au sol.

Le revers de la médaille

Hard Drive, titrions-nous. Ce n'est, hélas, pas qu'une allusion à la profusion d'électronique… Car y a pas de secret: pour offrir un comportement si remarquable et garantir l'absence de roulis à un véhicule tout de même assez haut, il faut des suspensions pilotées qui gèrent à chaque seconde le compromis comportement/confort. Sauf que des suspensions pilotées, le X1 n'en a pas. On a donc des suspensions aussi rigides qu'une mère supérieure. Donc ça, plus les sièges sport, ça tape sérieusement et ça devient irritant sur mauvais revêtement. Cela-dit, nous avons remarqué que les sièges en tissus filtrent un peu mieux tout ça. Conclusion: soit vous n'avez pas d'enfants, vos vertèbres sont en bon état et vous prenez le cuir, soit vous avez des enfants à qui vous ne souhaitez pas une scoliose, et vous prenez le tissu. CQFD.

Partagez cet article

Offres à la une

Tous les articles

Voir tout
BEBE20260910 Audi A2 e-tron header

Audi A2 e-tron : retour d’une légende, façon électrique (2026)

Vingt-cinq ans après l'originale, Audi ressuscite l'A2. Cette fois, plus de moteur thermique frugal : la citadine électrique qui promet jusqu'à 646 km d'autonomie et une consommation record pour la marque aux anneaux.

Lire la suite
Audi A2 e-tron : retour d’une légende, façon électrique (2026)
Pre Media 26C0252 001

Mercedes-AMG CLE 646 Spezialanfertigung : le V8 qui rassure les puristes (2026)

Pendant que Mercedes multiplie les modèles électrifiés, Affalterbach rappelle ses fondamentaux avec la CLE 646 Spezialanfertigung : V8 de 646 ch, propulsion et un kit carrosserie qui ne cache rien de ses ambitions de course.

Lire la suite
Mercedes-AMG CLE 646 Spezialanfertigung : le V8 qui rassure les puristes (2026)
BEBE20260903 Polestar 4 SUV header

Polestar 4 SUV : la lunette arrière change enfin la donne (2026)

La Polestar 4 s'offre une version SUV, dotée d’un coffre plus grand et, cette fois-ci, d'une vraie lunette arrière. Un simple détail esthétique ou un vrai gain de sens pratique ?

Lire la suite
Polestar 4 SUV : la lunette arrière change enfin la donne (2026)