Test: Mazda MX-5 Zamante – Cheveux au vent

Si on cherche une MX-5 de dernière génération pourvue de quelques extras sympas, il y a cette série spéciale "Zamante".

Plus que trois ans de patience avant que les premiers exemplaires de la première génération de MX-5 soufflent leurs 25 bougies, et deviennent officiellement des Oldtimer. Tout cela pour vous dire que la petite Japonaise fait partie du paysage depuis un moment. Et depuis, on n'a pratiquement rien changé du concept originel: un roadster léger, un moteur à l'avant et des roues arrières qui poussent. Le tout donne un engin ultra sympathique et particulièrement agréable à emmener en promenade. Un engin qui parle aux puristes.

Bon plan

Aujourd'hui qu'un tout nouveau modèle s'apprête à pointer le bout de son nez (au prochain salon de Genève?), c'est le moment de faire de bonnes affaires, grâce à de nombreux équipements supplémentaires gratuits… enfin presque. Cette MX-5 Zamante propose, en plus de l'équipement de série, du chrome pour les arceaux, la trappe à essence et le pommeau de vitesse, les sièges Recaro en cuir et alcantara, la climatisation automatique, la radio-CD avec entrée USB et l'éclairage d'accueil aux pieds. La différence de prix n'est que de 1.750€, soit 25.300€ pour la Zamante contre 23.550€ pour une version Active.

Pas d'origine

Certains de ces extras sont plus sympathiques sur papier que dans la vraie vie. L'éclairage intérieur supplémentaire et la connexion iPod par exemple ne sont pas des accessoires d'origine, mais sont montés chez le concessionnaire. L'intégration esthétique peut donc avoir quelque chose de décevant. Les sièges sport Recaro quant à eux sont très réussis, mais ne conviendront pas bien aux conducteur au dos large, car les flancs sont trop serrés. En fait, on se sentira un peu à l'étroit à bord de la MX-5 si on mesure plus de 1,85m. Enfin, le volant n'est réglable qu'en hauteur et seul de très petits Japonais pourront utiliser la position la plus basse.

Sentiment GT

Mais quoi qu'il en soit, être à bord de cette voiture reste une expérience toujours aussi jouissive. Si on oublie le plastique dur et sensible aux rayures du tunnel central, tous les matériaux, les boutons et les cadrans sont agréables à regarder. Et on connaît quelques SUV qui ne renferment pas autant d'espaces de rangement que cette lilliputienne. Même le coffre est assez spacieux pour accueillir une grande valise, et ce même si on a décapoté. Au volant de la Mazda, on se surprend à ressentir un sentiment GT, car la hauteur du tunnel central permet au levier de vitesse de se positionner dans le prolongement parfait de l'avant-bras. Changer de vitesse dans cette voiture est un vrai bonheur.

Mécanique sympa

La MX-5 Zamante n'est disponible qu'avec le moteur 1.8 essence (donc pas avec le 2.0). Ce moulin lâche 126 ch à 6.500 tours et un couple de 167 Nm à 4.500 tours. Avec tout cela, la MX-5 est parfaitement alerte et accélère de façon joliment linéaire, sans agressivité. La consommation moyenne annoncée est de 7,1 l/100 km (pour 167 g CO2:km), un chiffre réaliste en mode "balade pépère". Le comportement de la MX-5 est toujours aussi délicieusement direct mais en conditions extrêmes, les suspensions commencent à saturer et rendent la voiture un peu sautillante. Mais redisons-le: ceci n'est pas une voiture de course. Son truc, c'est d'enlever le haut (en un clin d'œil) et de vous faire profiter d'une belle journée…

Prêt pour la prochaine étape

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