Test: Mercedes S500 Plug-In Hybrid – Bourgeoise écolo

La Mercedes Classe S est un véritable palace roulant. Aussi, quand elle mêle son luxe à une technologie hybride de pointe, elle fait honneur au qualificatif de «meilleure voiture du monde» avancé par son constructeur.

Cette Classe S Plug-In Hybrid n’est proposée qu’en version longue, d’une longueur totale de 5,12 mètres. Un véritable paquebot roulant donc, qui revendique pourtant une consommation de… 2,8l/100km ! Bien sûr, il ne s’agit là que d’une donnée théorique obtenue en cycle d’homologation, mais tout de même.

Joyau d’hybridation

Pour parvenir à un tel exploit, cette S500 Plug-In Hybrid associe un bloc V6 3 litres essence de 333 chevaux à un moteur électrique de 115 chevaux. Celui-ci est suffisant pour emmener seul l’auto durant 33 kilomètres grâce à une batterie de 8,7kWh. Une autonomie qui n’a rien d’illusoire en utilisation normale. Pour en profiter, il faudra au préalable recharger la batterie en la branchant 3 heures sur une prise 220 volts, ou en activant le mode «charge» en roulant. Cette autonomie électrique pourra être mise «de côté» durant une partie du trajet en optant pour le mode «e-save», afin de pouvoir l’utiliser pleinement plus tard en «e-drive» (100% électrique), par exemple si les derniers kilomètres de votre parcours se déroulent en ville. Un mode hybride classique, qui se charge entièrement de la répartition entre thermique et électrique complète l’éventail. A ces modes, il faut encore ajouter la gestion Sport ou Eco de la boîte et les différents tarages des suspensions qui permettent à cette Classe S de prendre de multiples visages.

Bluffante !

Au volant, tout est tourné vers le confort. Les sièges relèvent du véritable fauteuil de salon, la direction et les commandes sont légères et douces et tout fleure bon le luxe. En plaçant tous les curseurs sur «sport», cette S500 n’en affiche pas moins un tempérament bien marqué : le couple électrique de 340 Nm disponible immédiatement est secondé dès 1.600tr/min par les 480Nm (650Nm cumulés) du moteur thermique pour conférer des accélérations canon : 5,2 secondes pour le 0 à 100km/h ! En conduite active, ce couple et la puissance libérée parviennent même à faire oublier les 2.215 kilos de l’auto malgré des transferts de masses prononcés. Mais ce qui impressionne le plus, ce sont les valeurs de consommation atteintes en conduite «normale». Sur un parcours mixte de 80 kilomètres (10km de ville, route et autoroute pour le reste), avec la batterie chargée à 95% au départ (25km électriques annoncés) et en optant pour le mode Hybrid, nous sommes parvenus à un impressionnant 5,6l/100km ! Une valeur habituellement atteinte avec une compacte moderne !

Le coût de la technologie

L’équipement de confort et de sécurité est tel qu’un article complet à ce sujet n’y suffirait pas. Deux détails ont toutefois retenu notre attention : la place occupée par la batterie au dessus de l’essieu arrière, qui rogne quelque 115 litres à la contenance du coffre (395 litres seulement) ainsi que l’incompatibilité avec le châssis Magic Body Control. Et bien sûr, un tel niveau d’opulence et de technologie a un prix : 117.733 euros auquels il faut ajouter les options. La facture totale de notre voiture d’essai grimpait à plus de 133.000 euros.

Prêt pour la prochaine étape

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