Prise de contact: Volvo S60 – Les espoirs suédois sur des épaules belges

Volvo mise beaucoup sur la S60. Sa mission est de donner vraiment du fil à retordre aux BMW 3 et Audi A4. Avec des puissances allant de 163 à 304 ch, elle dispose de réponses pour à peu près toutes les palettes mécaniques allemandes.

D'abord, la bonne nouvelle: la Volvo S60 est sensiblement moins chère que les allemandes citées plus haut. La S60 diesel de base par exemple (163 ch) ne vous demandera un sacrifice budgétaire que d'à peine moins de 30.000€.

Les premiers modèles de présérie sont sortis des chaines de Genk. De quoi laisser un peu de temps à Volvo de quelques ajustements pour la version définitive. Par exemple au système Hi-fi (et GPS dans notre modèle d'essai) d'origine Denso, qui ne nous a pas franchement convaincu. Un problème de software empêchait souvent le système de démarrer et même lorsque nous parvenions à nous faire guider, les erreurs étaient nombreuses. Mais quand on a dit ça, on a à peu près fait le tour des côtés négatifs de la voiture. Pour le reste, cette voiture de 4,63m de long sur 1,87 de large est plus que convenable.

Le look de la S60 a ses partisans et ses détracteurs. Les puristes Volvo regretteront le manque de formes anguleuses, les autres la trouveront (enfin) dynamique. Même dans l'habitacle on préfère des formes plus émotionnelles au dessin rectiligne. La planche de bord est plus orientée vers le conducteur, les instruments reçoivent un charmant cerclage en aluminium et la finition est sans failles. On trouve facilement son chemin parmi les commandes, l'ergonomie étant depuis longtemps un point fort des Scandinaves.

Belle boîte auto

Les nouveaux sièges méritent sans hésitation le qualificatif "excellents". Aucun des occupants n'aura à se plaindre d'un manque d'espace, seul le coffre et ses 380 litres sont un peu en-dessous de la moyenne. Ceux qui aiment conduire près du volant seront gênés par la position du levier de vitesse, d'autant qu'on est handicapé par le gros accoudoir à chaque fois qu'on le manipule.

Et ce n'est pas que pour cela que nous avons adoré la boîte automatique. Selon le moteur, Volvo propose soit une automatique 6 rapports, soit une boîte à double embrayage nommée Powershift, elle aussi 6 rapports. Cette dernière est facturée 2.000€

La Powershift est associée entre autres au 2.0T de 203 ch. Avec ses 300 Nm de couple, la voiture relance joliment dès les bas régimes. En moyenne théorique, elle se contente de 7,9l/100 km, même s'il faut compter un petit litre de plus dans la vraie vie.

Le nouveau diesel D3, un 2.0 cinq cylindres, annonce une moyenne de 5,2 litres pour 137 grammes de CO2. Un peu plus économique, donc. Avec ses 163 ch et ses 400 Nm, il donne tout ce qu'il faut pour se déplacer avec vivacité. En outre, la sonorité de ce 5 cylindres est très onctueuse. Enfin, Volvo a délibérément choisi pour cette version un réglage châssis plus confortable que pour la 2.0T.

Un cran au-dessus du D3, on trouve le D5 (2.4, 205 ch). En combinaison avec la boîte auto, il reçoit une transmission intégrale. Le moteur essence 6 cylindres en ligne 3.0l (le T6 de 304ch) lui aussi se voit associé un embrayage central Haldex qui permet de répartir la puissance entre les quatre roues. Au printemps prochain, on devrait voir arriver la version éco driv-E, avec un 1.6 diesel. Une version annoncée pour 4,3 litres de moyenne.

Riche équipement

Avec la S60, Volvo propose une belle alternative aux Série 3 et A4. Elle est agréable à conduire, on peut la barder de bidules électroniques dédiés à la sécurité et sa dotation standard est généreuse (clim automatique, cruise control, ESP, jantes 16'', système audio à commandes au volant…). Elle vaut la peine qu'on oublie un peu le prestige des badges germaniques.

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